Procrastiner moi ? Jamais !

27.10.2020 | Méthodes de travail | Glenn Gomes

 

UNINE_BLOG_300 x 300_procrastination.jpgTout le monde procrastine, c’est un fait et les étudiant-e-s ne sont pas en reste !  


S’il est possible de s’en sortir au niveau de la procrastination en début de semestre, ce n’est pas nécessairement le cas à la fin. Alors comment s’y prendre ?

 

Les faits scientifiques

Deux études de référence ont été menées par Dianne Tice et Roy Baumeister sur des étudiantes et des étudiants afin de déterminer si la procrastination avait un effet sur les notes, la santé ou le bien-être.

Les chercheurs ont constaté dans la première étude que même si les procrastinateurs obtenaient des notes plus basses, ils présentaient une meilleure santé que les non-procrastinateurs. Les chercheurs ont toutefois noté que cela pourrait être dû au fait que la première étude avait été réalisée au début du semestre et que tout effet négatif sur la santé pouvait survenir à la fin du semestre, lorsque les délais et les examens étaient imminents. Et ils ont eu raison…

En effet, dans la deuxième étude, les chercheurs ont trouvé que la procrastination est stressante à long terme. À la fin du semestre, les étudiant-e-s procrastinateurs étaient plus stressé-e-s que les non-procrastinateurs.

 

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Alors comment arrêter de procrastiner ?

  1. Définissez des mini-jalons en suivant le principe de progression

À moins que vous ne soyez une sorte de super-héros de la productivité à la casquette rouge, les coups de génie productifs ne peuvent pas se produire tous les jours.

C’est précisément pour cette raison que diviser une tâche importante en plus petits jalons est une excellente astuce de productivité. Pour commencer, créez une feuille de route d'éléments d'action clairs que vous pouvez suivre jusqu'à la ligne d'arrivée. Au lieu de vous sentir comme si vous ne saviez pas où ni comment commencer, vous aurez un aperçu détaillé vous indiquant exactement ce qui devrait se passer et quand.

  1. Fixez des délais moyens

Laquelle de ces affirmations vous insuffle un plus grand sentiment d’urgence : ce grand projet est dû dans deux mois, ou ce grand projet est dû dans 60 jours ?

Si vous êtes comme la plupart des gens, l’échéance qui s’établit en quelques jours suscite un sentiment d’urgence beaucoup plus grand. C'est un peu contre-intuitif, car vous pensez que le plus grand nombre serait en fait quelque peu réconfortant. Mais diviser les tâches en jours (plutôt qu'en semaines ou en mois) peut vraiment vous aider à vous donner le coup de pied là où il faut dont vous avez désespérément besoin.

En effet, indiquer des délais en jours connecte mieux votre futur moi à votre moi présent, augmentant ainsi le sentiment que le temps s'écoule rapidement.

  1. Vous ne courez pas un marathon

Lorsque vous avez une date limite qui pèse au-dessus de votre tête comme un nuage de pluie sombre et menaçant, il est trop facile de penser que vous devriez vous atteler et vous poster devant votre ordinateur jusqu'à ce que vous soyez épuisé et que vos yeux deviennent flous aux petites heures du matin…

La technique Pomodoro est une méthode de gestion du temps de 25 minutes qui vous aidera à vous assurer de prendre des pauses adéquates et de donner à votre cerveau un peu d'espace pour respirer. Cela peut sembler contre-productif de faire des pauses alors que vous essayez vraiment de vous bouger. Cependant, elles peuvent en fait être une bonne chose pour votre santé mentale et votre productivité.

  1. Votre stress vous sabote

Bien que le conseil de prendre du recul et de respirer profondément puisse sembler cliché, il coule de source. Des niveaux de stress élevés peuvent détruire votre productivité et il existe des corrélations surprenantes entre le stress et la productivité. Donc, si votre estomac est noué et que vous avez des sueurs froides, allez-y et respirez pendant quelques minutes. Vous serez en mesure de revenir à ce projet accablant avec une concentration claire, une tête à niveau et un sentiment de panique beaucoup plus faible.

Liens

Bibliographie

Tice, D., & Baumeister, R. (1997). Longitudinal Study of Procrastination, Performance, Stress, and Health: The Costs and Benefits of Dawdling. Psychological Science, 8(6), 454-458. Retrieved October 27, 2020
Lien: http://www.jstor.org/stable/40063233

Boogaard, K. (2016, June 28). 4 Science-Backed Methods to Stop Procrastinating.
Lien: https://blog.trello.com/4-science-backed-methods-stop-procrastinating

Rigby, A. (2018, July 25). Procrastinators, Rejoice! How Waiting Until The Last Minute Can Help Us.
Lien: https://blog.trello.com/procrastination-how-waiting-until-last-minute-can-help

Hessenberger, D. (2015, January 7). How to procrastinate efficiently (if you cannot stop).

Lien: https://go.nature.com/3jyySVI


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Biographie

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Glenn Gomes
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