Contraindre autrui à prendre certaines décisions, par exemple, en le menaçant de représailles s’il ne les prend pas, est largement considéré comme répréhensible, même lorsque les décisions sont bonnes pour la personne en question ou la collectivité. Le fait de chercher à influencer les décisions d'autrui, dans son intérêt ou celui de la collectivité, tout en lui laissant le choix, est-il plus acceptable ? Divers arguments ont été avancés pour montrer que l’influence douce n’est pas moins critiquable que la contrainte forte. Pour certains, elle relève d’une forme de manipulation. Pour d’autres, elle remet en cause l’autonomie de la personne, qui n’agit plus vraiment selon ses propres désirs. Pour d’autres encore, elle relève d’une forme de maternalisme, qui conduit insidieusement à autrui à adopter sa propre conception du bien. Diverses réponses ont été apportées par les partisans de l’influence douce. Nous présenterons et discuterons ici les diverses objections avancées à l’encontre des interventions comportementales ainsi que les réponses proposées, afin de dégager les conditions auxquelles celles-ci peuvent être considérées comme légitimes.
Cette formation fait partie du CAS en Marketing social et nudges, mais elle peut être suivie individuellement.
14 mai 2027 (14h15-16h45)
Université de Neuchâtel, Av. du 1er Mars 26
Merci de remplir le formulaire d’inscription et joindre à votre requête votre CV.
Le nombre de places est limité.
Finance d’inscription : CHF 300.-
(tarifs sur demande en cas d’inscription à plusieurs modules du CAS en Marketing social et nudges en 2026)
Prof. Simon-Pierre Chevarie-Cossette
Master ou Bachelor d’une haute école suisse ou titre jugé équivalent.
Les personnes bénéficiant d’une formation et d’une expérience professionnelle adéquates peuvent être admises sur dossier. En vue d’optimiser le climat d’apprentissage, des critères liés à la structure du groupe peuvent également s’appliquer.