Il arrive que l’on entende une remarque qui met mal à l’aise, que l’on voie une personne qui semble ne pas aller bien, ou que l’on ait le sentiment qu’une situation devient préoccupante. Cela peut se passer à l’université, lors d’un événement ou d’une soirée, dans un espace public, entre ami-e-s ou en ligne.
Que faire dans ces moments-là ? Il n’est pas toujours facile de savoir si l’on a bien compris la situation, ni de se sentir légitime à intervenir. Pourtant, prendre soin les un-e-s des autres ne veut pas dire jouer les héros ou les héroïnes. Un petit geste peut déjà faire une différence.
Vous pouvez simplement vous approcher et demander : « Ça va ? », « Tu veux venir avec moi ? » ou « Je peux te parler une minute ? »
Si cela vous semble plus facile, trouvez un prétexte pour interrompre la situation et permettre à la personne de s’éloigner. L’important n’est pas de prouver qu’il y a un problème, mais de montrer à la personne qu’elle n’est pas seule.
Vous n’avez pas à gérer une situation seul-e. Parlez-en à un-e ami-e, à une personne responsable, au personnel du lieu ou à la sécurité.
Si une personne est en danger immédiat ou a besoin d’une aide médicale urgente, appelez les secours : 117 pour la police, 144 pour une ambulance ou 112 en cas d’urgence.
Vous n’avez pas pu agir sur le moment ? Il n’est pas trop tard. Un simple message peut compter : « J’ai eu l’impression que tu n’étais pas très à l’aise tout à l’heure. Comment vas-tu ? »
Écouter, croire la personne et lui demander ce dont elle a besoin est déjà une forme de soutien. Vous n’avez pas à décider à sa place ce qu’elle devrait faire.
En veillant les un-e-s sur les autres et en osant demander de l’aide lorsqu’une situation nous inquiète, nous pouvons contribuer, ensemble, à faire de l’Université (et de ses environs) un lieu où chacun-e se sent respecté-e, soutenu-e et en sécurité.