Dans le Jura, sur certaines exploitations agricoles, on pratique l’agroforesterie, qui consiste à intégrer arbres et haies sur les terres cultivables, ceci tant pour réduire l’impact environnemental que pour renforcer la résilience des cultures. Pour son mémoire de master, Tomansi Rickli, étudiant en géographie, s’est intéressé aux représentations des exploitant-e-s agricoles qui ont opté pour cette pratique jugée prometteuse, mais qui reste marginale en Suisse.
Face au réchauffement, les agriculteur-rice-s suisses doivent s’adapter. Augmentation d’événements météo extrêmes, sécheresses estivales, précipitations très intenses sur de courtes périodes; ces évolutions augmentent la pression sur les exploitations agricoles. Dans un tel contexte, planter des arbres et des haies sur les terres cultivables présente des résultats prometteurs. Cela permet notamment d’augmenter la robustesse des exploitations.
Dans le système agricole
Le travail de master de Tomansi Rickli explore la place de l’arbre dans le système agricole à travers le discours des agriculteur-rice-s jurassien-ne-s. «Je me suis penché sur la perception et les représentations de l’arbre par les agriculteur-rice-s et sur la façon dont ces représentations influencent leurs pratiques».
De plus, la région est marquée par la présence historique d’une forme ancienne d’agroforesterie: les pâturages boisés.