On entend souvent dire que Zola, dans son appétit de tout peindre et de tout dire de la trivialité des existences humaines, est triste, voire déprimant. Le grand ensemble des Rougon-Macquart n’est-il qu’une fresque incendiaire de tous les idéaux humains, une tabula rasa de tout espoir de consolation, à deux doigts de nous plonger dans le désespoir et la misanthropie, en plus d'affirmer la vanité de la religion chrétienne et de ses promesses ? Cette intervention aura pour fonction de montrer qu’il reste, dans un souffle provenant des lointaines Lumières, quelque chose à sauver et à espérer de la poésie, de la bonté et de la foi en l’homme chez le maître des romanciers naturalistes.