Le bestiaire du Moyen-Âge (2e partie)

Thierry Malvesy, conservateur au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel

Au cours du long Moyen-Âge, les animaux étaient plutôt classés selon leur utilité et l’usage que l’on pouvait en faire, ou selon la symbolique que leur donnaient les textes religieux. Si l’ouvrage grec Physiologos (IIe-IVe apr. J.-C.) fut une riche source d’inspiration pour les bestiaires du Moyen-Âge, bon nombre d’animaux d’Europe en sont absents. Pourtant, les bestiaires évoquent les « mignons » écureuils ou hérissons comme des animaux du Diable, et l’ours, le sanglier ou le loup sont très présents dans l’imaginaire populaire de cette époque.