Le choix de Genève en 1919 comme siège de la Société des Nations a propulsé la ville quasi d’un jour à l’autre au statut de « capitale du monde ». Pour accueillir les institutions internationales en rapide essor, il a fallu convertir dans l’urgence une série d’hôtels et de maisons de maîtres situées sur la rive droite. Puis des sièges administratifs et palais d’assemblées ont vu le jour en deux vagues, dans les années 1920-30 et 1950-60, donnant naissance à une vaste cité-jardin où architectures monumentales et arbres centenaires voisinent en belle harmonie. Cet héritage urbanistique subit aujourd’hui une pression au changement dont nous chercherons à identifier la tendance.