Par deux fois, Saeed Mhanna s’est doublement imposé lors de l’édition 2026 de Ma thèse en 180 secondes. Le docteur en hydrogéologie de l’UniNE a remporté le 1er Prix du Jury et le Prix du public, tant lors de la sélection neuchâteloise qu’à l’issue de la finale suisse qui s’est tenue le 21 mai à l’EPFL. Son sujet traite des impacts des conflits sur la dynamique des eaux souterraines.
Grâce à une approche combinant des observations par satellite, des méthodes statistiques et de machine learning, Saeed Mhanna a repéré, dans un bassin fluvial en Syrie, une recharge en eau inattendue d’une cavité souterraine.
Techniquement difficile
«Je ne m’attendais pas à ce que des satellites radar puissent vraiment montrer une recharge des eaux souterraines, constate Saeed Mhanna. Parce que c’était une approche risquée et techniquement très difficile, surtout avec le traitement complexe des données InSAR que j’ai dû apprendre à maîtriser».
Saeed Mhanna a notamment démontré qu’aux endroits où la population déplacée a dû abandonner des terres agricoles, l’arrêt de l’irrigation a permis une recharge partielle des nappes phréatiques et un soulèvement de la surface du sol, atteignant jusqu’à 4 cm par an, à mesure que la pression augmentait dans les couches géologiques sous-jacentes.