21 octobre 25

Retour aux études à 30, 40, 50 ans

Vie sur le campus / Amélie Berrut

Vous les croisez peut-être dans les couloirs. Plus discret-e-s que la moyenne, ils et elles jonglent entre responsabilités et université. Il y a de fortes chances qu’ils ne comprennent pas les termes « Askip », « seum » ou encore « GOAT ». Non, ce ne sont pas des professeurs, mais bien des étudiants ! Leur parcours de vie les a amenés sur les bancs de l’uni ici aujourd’hui avec vous. Un choix difficile, pas toujours compris, tantôt admiré, tantôt critiqué.

Quelques chiffres

En Suisse, et ce n’est une surprise pour personne, près de trois quarts des étudiant-e-s dans le domaine des sciences en 2020 avaient moins de 25 ans lors de leur entrée en Bachelor. En comparaison, la moyenne d’âge des étudiant-e-s à la HEP (Haute École Pédagogique) est plus élevée : 29,3 ans au début du cursus (source : OFS). 

 

Pourtant, par rapport au reste de l’Europe, notre part d’étudiant-e-s de plus de 25 ans reste élevée.

À l’Université de Neuchâtel, pour l’année académique 2024-2025, toute faculté confondue, on dénombrait tout de même :

·         112 étudiant-e-s âgé-e-s de plus de 30 ans inscrit-e-s aux programmes de Bachelor, dont 35 avaient plus de 40 ans

·         264 étudiant-e-s âgé-e-s de plus de 30 ans inscrit-e-s aux programmes de Master, dont 62 avaient plus de 40 ans

Soit un total, toute faculté et tout programme confondus (incluant aussi les programmes de Doctorat), de 786 étudiant-e-s au-delà de 30 ans (!), ce qui représente environ 18 % de la population étudiante de l’Université de Neuchâtel.

 

Un choix difficile

Pour ceux-ci, le retour aux études est loin d’être simple. Ils-elles doivent parfois affronter le regard des autres, l’éventuelle incompréhension des proches, des contraintes financières ou familiales, sans oublier des problèmes d’intégration qui peut s’avérer compliquée dans un groupe plus jeune. Pour la plupart, la discrétion reste le meilleur moyen de se fondre dans la masse des amphithéâtres bondés. Mais au fond, vous avez tous le même objectif : réussir vos études.

Et si cette diversité d’âges et d’expériences était une richesse ?

Tout le monde y gagne 

Ce qu’un-e étudiant-e plus âgé-e peut apporter : son expérience de vie professionnelle et personnelle, de la rigueur et de l’organisation dans les travaux de groupe, du recul et une certaine maturité face aux défis académiques.

Ce qu’un-e étudiant-e plus jeune peut apporter : l’intégration au sein du groupe, des techniques et stratégies d’apprentissage modernes, un regard neuf permettant de remettre en question ses habitudes.

Finalement, la prochaine fois que vous croiserez un-e collègue étudiant-e qui vous paraît bien plus âgé-e que vous, allez à sa rencontre si vous êtes curieux-se. Il y a bien des chances qu’il ou elle soit ravi-e de vous raconter son histoire et de découvrir la vôtre. Cela pourra être le début d’une collaboration universitaire enrichissante et peut-être même d’une belle amitié !

Et d’ailleurs, qui sait, peut-être vous trouverez-vous un jour dans leur situation ?

Sources

Site de l’OFS

Lexique GenZ