25 novembre 22

Qui doit veiller à l’intégrité corporelle des enfants?

Podcast - Café scientifique

D’une simple envie de se tatouer au besoin de changer de sexe : jusqu’à quel point les enfants peuvent-ils décider de modifier leur corps ? Refuser un piercing à sa progéniture, est-ce condamnable ou salutaire ? Répondre à de tels désirs peut être une source de regret que l’enfant, une fois devenu adulte, pourrait bien reprocher aux parents. A l’inverse, pour des bébés dont le genre n’est pas clairement défini à la naissance, est-ce aux médecins ou aux parents de décider s’il y a lieu d’en assigner un en pratiquant une opération chirurgicale ? N’est-ce pas une décision qui peut attendre ? Et qu’en est-il des opérations génitales à caractère rituel et des circonstances dans lesquelles elles se pratiquent ? Si les mutilations féminines clairement douloureuses et dégradantes sont interdites en Suisse, pourquoi tolère-t-on la circoncision de jeunes garçons ou de bébés ?

Avec :

  • Sabrina Burgat, co-directrice de l’Institut de droit de la santé, spécialiste en droit de la famille, UniNE
  • Carole Meylan, pharmacienne, collaboratrice scientifique, OSAV
  • Blaise J. Meyrat, chirurgien-pédiatre, ancien responsable de l’urologie pédiatrique, CHUV
  • Mirjam Werlen, avocate pour enfants, juriste à l’Association suisse pour les intersexes InterAction