Curieux, passionné, polyglotte, Sven Daniel Wolfe en est persuadé : en tant que professeur, on ne peut pas obliger un-e étudiant-e à s’intéresser à un sujet. En revanche, on peut tenter de l’inspirer, et si on y parvient, alors l’effort, l’envie d’apprendre et de s’intéresser viendra directement d’elle ou de lui. Le professeur de géographie en a fait son défi quotidien: réussir à toucher les jeunes suffisamment pour qu’ils s’intéressent aux thématiques et acquièrent de nouvelles connaissances.
Sven Daniel Wolfe est professeur assistant à l’Université de Neuchâtel. Il dirige la chaire de géographie sociale et culturelle. Ses recherches portent sur deux axes principaux, le sport comme point d’entrée et la géopolitique quotidienne, qu’il nomme volontiers «intime». Ceci avec un accent mis sur les pays post-soviétiques : la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie.
«On ne peut rien imposer aux étudiantes et étudiants, dit-il. Il faut plutôt réussir à les inspirer, à toucher leur imaginaire, leur cœur et réussir à faire briller leurs yeux».
Selon lui, la géographie humaine offre aux étudiant-e-s un moyen de mieux comprendre ce qu’il se passe dans le monde. «Parfois, il faut accepter le brouillard», c’est ainsi que Sven Daniel Wolfe qualifie certains moments du travail académique, les périodes où on ne connaît pas la piste que l’on va suivre. «C’est insécurisant, mais il faut savoir l’accepter», conclut-il.
Interview UniNE 2026
Réalisation du podcast : Julie Mégevand