La vulnérabilité est une notion couramment utilisée dans le droit, mais presque jamais définie. La crise sanitaire de la Covid-19 l’emploie pour désigner des personnes présentant un risque accru de tomber gravement malades. Or, cette définition limitée n’a pas permis d’inclure dans l’arsenal des mesures de protection certaines catégories de «personnes vulnérables», telles que les enfants qui sont également affectés dans leur quotidien par la pandémie, révélant ainsi des lacunes dans nos systèmes d’assistance aux gens en crise. Qui dès lors est vulnérable et dans quel contexte ? Une personne âgée, une personne sans domicile fixe, une victime de cyberharcèlement ou encore une travailleuse du sexe ? La vulnérabilité est-elle stigmatisante ou, au contraire, garantit-elle une meilleure protection par le droit ? En tous les cas, la notion mérite d’être repensée au niveau juridique.
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