Au printemps 2021, la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) se propose d’appliquer une rectification de l’orthographe, à but explicite d’intégration et d’égalité sociale. L’intention est louable, les moyens discutables. On est en droit de se demander s’il est opportun pour une région aussi marginale que la Suisse romande de prendre des dispositions en la matière différentes du reste de la francophonie. Ou alors ne serait-ce pas l’occasion de s’affranchir de toutes les règles de grammaire, phonétiques, morphologiques, syntaxiques et lexicales, pour aboutir à un ou des dialectes romands, à l’instar de nos voisins alémaniques ? Finalement, ne serait-il pas préférable de travailler en profondeur sur l’obsession de certains milieux qui voient dans la correction orthographique l’équivalent du saint Graal ?
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