15 décembre 25

Fêter ou réviser : le choix difficile de décembre

Vie sur le campus / Lea Maurer

À l’Université de Neuchâtel, le mois de décembre rime autant avec les sapins lumineux qu’avec l’approche des examens. Entre l’envie de profiter des fêtes et la pression qui s’installe, les étudiantes et étudiants tentent de trouver un fragile équilibre.

À l’approche de décembre, la période des révisions s’installe et remet sur la table un choix difficile bien connu : savourer l’atmosphère des fêtes ou s’enfermer à la bibliothèque. Chaque année, Lisa, 21 ans, étudiante en troisième année de droit, se promet de mieux anticiper.

Pourtant, cette période la rattrape toujours trop vite. Elle apprécie l’ambiance de Noël mais avoue culpabiliser dès qu’elle s’accorde une pause. « Chaque année, je me dis que je vais mieux m’organiser. Le problème, c’est que je stresse beaucoup et que j’ai l’impression de ne pas savoir gérer mon temps », sourit-elle. « J’adore l’ambiance des fêtes, mais je culpabilise dès que je bois un chocolat chaud trop longtemps au marché de Noël... Je me dis que je ferais mieux de réviser ! »

La pression académique est particulièrement forte pour celles et ceux qui passent leurs premiers examens univeritaires. « C’est un peu comme si on vivait deux vies en parallèle : d’un côté les cadeaux à préparer, les sorties, la famille ; de l’autre, les lectures obligatoires qui s’empilent », raconte Léo, poursuivant sa première année en sciences économiques. « J’essaie de jongler, mais ce n’est jamais parfait. »

Quelques étudiantes et étudiants préfèrent étudier à la bibliothèque pour éviter toute distraction avant les examens. 

Pour certaines et certains, s’autoriser à fêter fait pourtant partie de la stratégie. Juliette, étudiante en lettres de 25 ans, explique : « Je prévois mes révisions tôt le matin. Le soir, je m’accorde une activité liée aux fêtes : un tour en ville, un film, un moment avec mes colocataires. Si je supprime tout ce qui me fait du bien, je perds en efficacité. » Une approche qui semble porter ses fruits : « Je me sens moins angoissée, mais c’est un vrai travail de lâcher prise. »

L’UniNE n’échappe pas à la traditionnelle surcharge émotionnelle de fin d’année. Entre le froid, la fatigue accumulée et la pression des derniers travaux, plusieurs étudiantes et étudiants disent ressentir de l’inquiétude avant la session d’examens. Beaucoup expliquent qu’ils ont longtemps cru devoir rester productifs en permanence, avant de réaliser qu’il est normal de se sentir dépassé en décembre et de solliciter de l’aide lorsque nécessaire.

 

« L’important, c’est de comprendre ce que je révise »

Pour mieux vivre cette période, plusieurs stratégies reviennent dans les témoignages : planifier à l’avance, s’offrir de courtes pauses quotidiennes, travailler en groupe pour maintenir la motivation, ou simplement accepter que tout ne sera pas parfait. « Ce n’est pas grave si je ne suis pas exactement dans les délais pour mon planning de révisions. L’important, c’est de comprendre ce que je révise. Je dois surtout être patiente avec moi-même et ne pas m’épuiser. », résume Juliette.

Préserver une part de plaisir reste essentiel. Pour beaucoup, les fêtes jouent un rôle de respiration : Juliette rappelle qu’elles offrent un moment privilégié avec les proches, parfois plus bénéfique qu’une heure de révision supplémentaire, et permettent de tenir le rythme du reste de l’année.

À l’approche des examens, la conciliation entre fêtes et études reste un défi, mais les étudiantes et étudiants de l’UniNE semblent l’avoir compris : pour survivre à décembre, mieux vaut doser… et respirer.

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