Sophismes, biais cognitifs, verbes transitifs et fenêtre d’Overton : je ne m’attendais pas, en me rendant au spectacle offert aux étudiants de Neuchâtel par la Commission culturelle et activités de la Fédération des étudiants neuchâtelois (CCA FEN), à entendre tous ces concepts, tout droit sortis d’un de mes cours à l’Université de Neuchâtel.
C’est pourtant bien ce à quoi ont assisté, ce mercredi 25 mars, les quelque 500 personnes réunies dans la grande salle du Théâtre du Passage.
Sur scène, derrière deux pupitres et à l’aide d’un PowerPoint, deux conférenciers, aussi passionnés que brillants, présentent le fruit de leurs recherches : une méthode dite infaillible pour remporter une élection. Entre éclats d’enthousiasme, humour, incrédulité et participation du public, les comédiens déconstruisent, à partir d’exemples réels, les mécanismes de manipulation à l’œuvre dans les discours et les campagnes politiques françaises.
« J’ai adoré cette pièce. Je trouve dingue de voir à quel point les mêmes mécanismes sont continuellement repris par les politiciens. C’est vraiment drôle et, en même temps, inquiétant. Je crois que c’est une bonne manière d’éveiller les consciences », raconte Alina Bollier, étudiante en communication.
Tout au long du spectacle sont tournées en dérision affiches, discours et programmes politiques. En s’appuyant sur divers ouvrages, travaux et données, l’œuvre mêle apprentissage, méthodologie, humour et jeu théâtral afin de proposer une pièce complète qui confronte le public à des questionnements profonds sur les paradoxes de nos démocraties et la formation de notre opinion. Pour Sébastien Valignat, auteur et acteur du spectacle, l’objectif est de « mettre en lumière certaines des techniques de propagande auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés ».
Si vous souhaitez vous lancer dans une carrière politique, ou simplement passer un bon moment, vous pouvez encore voir cette pièce le 20 mai 2026 au théâtre de Vevey, Le Reflet, ou encore à Nyon, à l’Usine à Gaz les 21 et 22 mai 2026.