Grâce à cette méthode, on peut rédiger un texte d’une excellente qualité et, en même temps, progresser dans nos connaissances et nos compétences de rédaction tout en développant notre agentivité pour traiter le produit de l’IA générative (IAG). L’IAG vient nous aider à affiner notre style et à produire un texte grammaticalement et orthographiquement correct mais aussi profond et éloquent.
Nous avons toutes et tous tendance à utiliser les outils d’IAG lorsque nous avons besoin d’écrire ou de corriger un texte rapidement. Des recherches ont ainsi montré que les étudiant-e-s qui utilisaient le plus l’IAG étaient également celles et ceux qui procrastinaient le plus et qui avaient de la peine à organiser leur travail. Si cela vous semble familier, n’hésitez pas à consulter les articles déjà parus dans le blogue et qui pourront vous aider ! Surtout, oubliez cette utilisation de l’IAG comme raccourci car elle ne vous rendra pas service sur le long terme. Vous aurez tendance à ne relire que superficiellement ce que l’IA a rédigé en raison de la fausse aisance qui vous fait rester à la surface des textes et laisser passer des biais, des phrases vides et creuses et des formulations à l’emporte-pièce dont l’IA est coutumière, sans oublier les hallucinations.
Au contraire, la méthode du slow writing basée sur une publication de Prof. Sirisathitkul va vous pousser à utiliser l’IAG pour sublimer votre premier jet et à l’améliorer, sans pour autant faire disparaitre votre style personnel. Il est très rare qu’on naisse écrivain. Souvent, la rédaction, et surtout la rédaction scientifique, est une tâche qu’il faut apprendre et qui s’améliore au fur et à mesure qu’on la pratique. Le slow writing avec l’IAG est une méthode efficace pour apprendre à rédiger.
Comment ça marche ?
L’idée est de commencer à rédiger par soi-même, après avoir peut-être fait un remue-méninge avec l’IAG et/ou lui avoir demandé de proposer un canevas ou un plan. Une fois le premier jet composé. L’idée est de le perfectionner grâce à l’IAG. On lui propose un prompt de révision qui comprend : une brève explication du contexte du texte (public, longueur, style requis, etc.), on demande à l’IA de prendre le rôle d’un relecteur et de proposer 3 versions de la phrase suivante : … Ensuite, on réfléchit à la meilleure formulation à partir de notre propre texte et des trois versions qu’en propose l’IAG. On peut toujours demander de nouvelles itérations à l’outil si on a besoin de plus de variations.
Une fois le texte rédigé, on peut faire appel à un compagnon d’écriture, comme DeepLwrite, ou à un correcteur grammatical et orthographique, comme Antidote ou Grammarly, pour s’assurer qu’il ne reste aucune faute. On préférera ces outils à un ultime passage sur un chatbot car ils permettent une visualisation plus facile des modifications.
Si vous êtes intéressé-es à en apprendre plus sur la rédaction avec l’IAG, le Centre de langue de l’Université de Neuchâtel propose des ateliers consacrés à cette thématiques. Pour vous inscrire : https://www.unine.ch/cdl/utiliser-efficacement-lia-pour-rediger/
Sirisathitkul, C. Slow Writing with ChatGPT: Turning the Hype into a Right Way Forward. Postdigital Scice and Education 6, 431–438 (2024). https://doi.org/10.1007/s42438-023-00441-5