Intérêts de recherche
- anthropologie de la mémoire
- anthropologie des affects
- culture matérielle
- postcolonial
- espace domestique
Après avoir commencé deux années d’études en architecture à l’Université de Mons (Belgique), Arnaud Flas s’est dirigé vers un bachelier en sciences humaines et sociales avec une option en sociologie/anthropologie, toujours à l’Université de Mons. Il entame ensuite un master en sociologie à l’Université libre de Bruxelles. Malgré une formation plutôt orientée vers la sociologie, ses travaux manifestent une sensibilité davantage portée vers la démarche anthropologique, avec un intérêt pour l’étude de la culture matérielle.
D’abord, son travail de fin de bachelier portait sur le sens des objets utilisés par les étudiants pour décorer l’intérieur de leur chambre personnelle où la problématique était centrée sur les affects relationnels sous-jacents aux principes d’aménagement matériel. Ensuite, son mémoire de master intégrait également une dimension affective et matérielle, mais quittait le public étudiant pour s’orienter vers des familles belges de descendance coloniale. Cette enquête cherchait à mettre en exergue, dans la perspective de ces familles, la tension existante entre un attachement problématique au passé colonial de la Belgique et une volonté de pérenniser leur histoire familiale. Celle-ci a permis de mieux comprendre l’élaboration d’une mémoire faite d’ambivalences et la difficulté de leur positionnement post-colonial. En adoptant une méthodologie qualitative, il a pu intégrer l’espace domestique de ces familles et interroger une série d’objets « coloniaux » rapportés en souvenir au moment de l’indépendance congolaise. Ces derniers sont devenus des intermédiaires particulièrement probants pour questionner le rapport, à la fois familial et politique, à ce passé.
Actuellement engagé, depuis le 1er juin 2026, comme doctorant boursier FNS à l’Unine sur le projet Weave Intimate Colonies: Family Memories of Colonial Africa in Belgium and Switzerland, sous la supervision d’Alice Aterianus-Owanga et de Sasha Newell (ULB), son projet de thèse visera notamment à développer ce rapport fait d’ambivalences à une mémoire intime et politique du passé colonial belge dans la perspective des familles qui ont pu en bénéficier.
Institut d’ethnologie
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