
Vous avez déposé votre manuscrit de thèse : il ne vous reste plus qu’une dernière étape avant l’obtention du titre de docteur-e, la soutenance.
La soutenance est souvent source de stress et d’incertitude. Pourtant, elle n’est pas un examen destiné à vous piéger. Si votre manuscrit a été jugé recevable, c’est que votre direction de thèse et les rapporteurs estiment que votre travail répond aux exigences scientifiques attendues.
La soutenance est avant tout un moment d’échange scientifique. Elle permet au jury d’apprécier votre capacité à présenter votre recherche, à discuter vos résultats avec esprit critique, à argumenter vos choix et à démontrer votre autonomie de chercheur-e.
Elle marque également l’aboutissement de plusieurs années de travail et constitue une belle occasion de valoriser votre recherche. Une préparation adaptée vous permettra d’aborder cette dernière étape avec davantage de confiance.
Cette page rassemble les informations essentielles pour vous y préparer :
Les enjeux de la soutenance
La soutenance permet au jury de :
Au-delà de son rôle académique, elle représente également un rite de passage, votre entrée dans la communauté scientifique.
La forme de la soutenance de thèse varie selon les facultés : en FS et en FSE , elles se déroulent sous la forme d’une soutenance privée suivie d’une présentation publique (optionnelle en FSE); en FLSH, il s’agit d’un colloque de thèse suivi d’une présentation publique ; en FD, la soutenance est publique uniquement. Cependant, certaines procédures sont communes.
Chaque faculté ayant ses propres directives et usages en matière de soutenance de thèse, vous trouverez ci-dessous un descriptif du déroulé habituel de la soutenance dans chaque faculté. L’objectif est de vous aider à mieux vous projeter et à préparer cette étape importante de votre parcours avec confiance et sérénité.
Une bonne soutenance ne s’improvise pas. La préparation commence souvent plusieurs mois avant la date de la soutenance.
Plusieurs mois avant : Définir sa stratégie
Assister à plusieurs soutenances dans votre faculté, si cela est possible, vous permet de :
Dans la mesure du possible, assister à une soutenance présidée par un futur membre de votre jury constitue un excellent exercice.
Les échanges avec de jeunes docteurs permettent de mieux comprendre les aspects pratiques et les attentes du jury.
Profitez de cette période pour suivre des formations offertes par le Graduate Campus, ou encore la CUSO sur :
Relisez votre manuscrit afin de :
Adoptez un regard critique sur votre travail : cette démarche vous permettra d’anticiper les échanges avec le jury.
Il est souvent préférable de privilégier les résultats essentiels, ou de se concentrer sur un aspect particulier de la thèse, plutôt que d’essayer de tout présenter.
Prévoyez également quelques diapositives de réserve qui pourront illustrer vos réponses aux questions du jury.
Entraînez-vous à faire votre présentation devant votre direction de thèse ; des collègues ; d’autres doctorant-e-s ; des personnes non spécialistes.
Ces répétitions permettent d’améliorer la fluidité de votre exposé ; de respecter le temps imparti, de renforcer votre confiance, et de vous entraîner aux questions difficiles.
À quelques jours de la soutenance, évitez les modifications permanentes de vos diapositives.
La séance de questions-réponses est une étape essentielle de la soutenance. Les questions du jury portent généralement sur :
Identifiez les aspects les plus fragiles de votre travail (limites, biais, débat scientifiques…) et préparez des réponses argumentées.
Pensez également à consulter les publications récentes dans votre domaine afin de montrer que vous maîtrisez l’actualité scientifique.
Enfin, préparez des notes synthétiques pour les questions les plus délicates. Cet exercice vous aidera à formuler, le jour J, des réponses claires, concises et structurées.
Quelques vérifications simples permettent d’éviter un stress inutile :
Ressentir du stress avant une soutenance est parfaitement normal. L’objectif n’est pas de l’éliminer, mais de le transformer en une énergie positive qui favorise la concentration et la performance.Plusieurs techniques peuvent vous aider à mieux le maîtriser :
Plus votre préparation sera solide, plus vous gagnerez en confiance et moins le stress occupera de place le jour J.
Répondre aux questions du jury
Les questions ne sont pas destinées à vous mettre en difficulté mais à engager une discussion scientifique.
Pendant les échanges :
Évitez aussi bien l’arrogance que la posture défensive.
Il est inutile de répondre immédiatement.
Vous pouvez :
Si vous ne connaissez pas la réponse, il vaut mieux faire preuve d’honnêteté intellectuelle plutôt que d’improviser.
Vous pouvez par exemple expliquer :
Cette démarche démontre votre capacité à raisonner comme un chercheur.
Si la question dépasse le cadre de votre thèse, indiquez-le simplement et montrez en quoi elle ouvre des perspectives intéressantes.
Reconnaître les limites de votre recherche est une preuve de maturité scientifique et non un aveu de faiblesse.
Dans la mesure du possible, présentez vous-même les principales limites au cours de votre exposé. Vous montrerez ainsi votre capacité à porter un regard critique sur vos travaux.
Lorsque le jury vous interroge sur une limite particulière, une réponse efficace peut suivre trois étapes :
Essayez toujours de transformer une limite en perspective de recherche.
Évitez en revanche :
Et après…quoi ?
La soutenance marque l’aboutissement de plusieurs années de travail.
Après cette étape, il est fréquent de ressentir un mélange de soulagement, de fatigue et parfois une impression de vide. Cette réaction est normale.
Prenez le temps de célébrer cette réussite, de récupérer et de réfléchir sereinement à la suite de votre parcours.
Selon la décision du jury, quelques corrections pourront également être demandées avant la validation définitive de votre doctorat.
Ressources en ligne
Références bibliographiques