La Grammaire se rebelle

Et si la grammaire n'était pas celle que l'on croyait ?

Elle est souvent réduite à une liste de pièges à éviter, de mots à proscrire (malgré que, se rappeler de, un espèce de), sans justification rationnelle (« parce que c’est comme ça », « parce que c’est plus beau »). Elle comporte en fait l’ensemble des règles qu’on emploie pour parler et pour écrire, des règles bien intériorisées par la plupart des francophones, même s’ils n’en sont pas toujours conscients, des règles établies à partir des usages.


Quand on est linguiste, on n’est pas « laxiste ». On cherche à comprendre l’histoire des « règles », et à déterminer si elles correspondent aux usages écrits ou oraux, anciens ou actuels. On ne blâme pas forcément les écarts comme des « fautes », on cherche à comprendre l’histoire de ces variantes, leur logique, leur sens social aussi, puisque certaines sont plus stigmatisantes que d’autres.


Dans le livre "La Grammaire se rebelle" présenté lors de cette conférence, l'auteure pointe avec malice les contradictions des puristes, anciens et modernes, et montre l’ancienneté des variantes et leur vitalité, avec des centaines d’exemples tirés de la littérature, et des corpus oraux. De Racine à Annie Ernaux en passant par Madame de Sévigné et Marcel Proust, nombreuses sont celles et ceux à avoir fait fi des caprices de l'Académie française.

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