Kristina Schulz est professeure ordinaire d’histoire contemporaine à l’Université de Neuchâtel depuis 2018 et doyenne de la Faculté des lettres et sciences humaines depuis 2025. Formée en histoire et en littératures française et allemande à Fribourg-en-Brisgau et à Bielefeld, elle a obtenu une thèse en cotutelle Bielefeld–Paris VII sur l’histoire de « 1968 » et du mouvement de libération des femmes en France et en RFA.
Après un post-doc à Neuchâtel et Genève, puis une bourse Marie-Heim‑Voegtlin à Lausanne, elle a été professeure assistante boursière du FNS à l’Université de Berne (2009–2015), où elle a réalisé son habilitation sur « La Suisse et les réfugiés littéraires (1933–1945) ». Elle a ensuite occupé un poste de Dozentin en histoire des migrations (2015–2018). Fellow du Cambridge University Centre for Gender Studies, elle est aussi life member du Clare Hall College et a été professeure invitée à l’Université Paris 2.
Ses travaux portent sur l’histoire sociale, les rapports sociaux de genre, les mouvements sociaux, l’exil et les migrations, dans une perspective transnationale. Elle a dirigé plusieurs projets FNS, notamment sur l’histoire du féminisme en Suisse, sur les parcours migratoires (« enfants du placard »), et sur le rôle de la Suisse dans les entreprises coloniales (« Neuchâtel face à la colonisation », codirection avec Matthieu Gillabert).
Elle assume des responsabilités scientifiques diverses, entre autres : ancienne présidente de la Gesellschaft für Exilforschung; membre du conseil scientifique des Documents diplomatiques suisses; conseil de fondation des Archives Gosteli, Comité de l’école doctorale en histoire contemporaine CUSO ; commission du Musée d’histoire de La Chaux-de-Fonds.
Elle enseigne l’histoire de la Suisse et de l’Europe, avec un accent sur l’histoire sociale, les migrations, les mouvements sociaux et le genre. Au master, elle développe une approche par la recherche (histoire orale, travail sur archives locales, régionales ou nationales). Elle est responsable du pilier master en histoire et du master bilingue Neuchâtel–Lucerne.