Début 2025, j’ai achevé un master en histoire à l’université de Lausanne, poursuivi en parallèle de mon travail éditorial aux éditions entremonde. L’édition francophone que j’ai menée des ouvrages de Mariarosa Dalla Costa, Silvia Federici et Leopoldina Fortunati a nourri le choix de mon sujet de mémoire de master sur la première circulation de ces approches féministes-marxistes dans les années 1970. Intitulé « Femmes, marxisme et autonomie(s), un ménage à trois sulfureux. Genève comme foyer franco-suisse du féminisme opéraïste italien (1972-1979) », ce travail a été récompensée par le Prix de Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne
Je poursuis depuis mes recherches dans le cadre d’une thèse de doctorat à l’Université de Neuchâtel sous la direction de la Professeure Kristina Schulz. Mon projet s’attache, dans une perspective transnationale, à retracer la circulation, les échos et les réappropriations théorico-pratiques de la campagne Wages for Housework (Salaire au travail ménager) et des féminismes autonomes italiens des années 1970 aux années 1990. Il entend entre autres combler le vide historiographique entourant cette histoire contrariée et oubliée en France, et caractériser ces courants minoritaires dans leurs rapports avec le reste du mouvement féministe et avec la composante opéraïste et autonome de la gauche radicale européenne et nord-américaine.
Inscrite au croisement d’une histoire politique et militante et d’une histoire sociale des idées politiques, ma recherche fait dialoguer, dans une perspective transnationale, les enjeux de traduction, d’édition et de circulation des textes avec des mobilisations collectives sur le travail reproductif. Elle s’appuie sur un corpus de sources publiées et audiovisuelles, sur des fonds d’archives répartis dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique du Nord, ainsi que sur une série d’entretiens.
Publications
Assistante-doctorante
Histoire contemporaine
Espace Tilo-Frey 1
2000 Neuchâtel