Si la musique classique est réputée adoucir les mœurs, d’autres formes sont plus volontiers associées à la sauvagerie, au bruit et à la transgression. Comment et pourquoi s’opèrent de tels classements? Une équipe de recherche suisse et française s’est penchée sur la question. Ses différentes pistes d’analyse sont regroupées dans l’ouvrage «Musiques sauvages. Héritages, sons et figures.» Un vernissage du livre se tiendra vendredi 9 octobre au Théâtre de la Poudrière à Neuchâtel.
Le projet du livre repose sur un dialogue entre disciplines (sociologie, anthropologie, histoire, ethnomusicologie, études culturelles). Les contributions explorent différentes manières de penser la notion du «sauvage» en lien avec différentes pratiques musicales.
Du folk au pogo
Des répertoires folkloriques sont jugés primitifs et dissonants au 19e siècle. Des scènes metal promeuvent la saturation comme fondement esthétique. Des malentendus entourent la musicothérapie.
Que penser de l’expérience du «pogo» dans les concerts punk, ou des pratiques sonores liées à la chasse, ou encore de l’organisation d’événements pirates, hors des circuits officiels? A travers ces exemples (et bien d’autres), les auteur-e-s montrent comment la musique participe à construire, déplacer ou questionner la vieille frontière entre nature et culture.
Informations pratiques
Vernissage du livre, 9 octobre, 18h30, Théâtre de la Poudrière (Foyer), Quai Philippe-Godet 22, 2000 Neuchâtel. Entrée libre
Programme de la soirée
À partir de 20h: pour les personnes qui le désirent, la soirée se poursuivra à la Case à Chocs, où sont programmés des concerts de metal.