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Rencontres scientifiques

 

Institut de géographie, Université de Neuchâtel
Semestre d'automne 2021, B.1.S.38, 12.15 - 14.00

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Programme

Petter Törnberg, Postdoc, Urban Geographies, University of Amsterdam

“Towards a digital cultural geography: Interpreting spatial imaginaries through word embeddings”
Words and images are both reflexive and generative of the social world; they hurt and empower, shape and direct how lives and their material landscapes are planned, enacted, altered, and obliterated. We navigate space through platforms like Google Maps, Instagram,and TripAdvisor. There is resurging interest in representational cultural geography and how digital representations mediate our access to the world. This paper discusses the opportunities and challenges of drawing on digital methods to study digital representations through large datasets. These methods uproot existing epistemic landscapes in geography by breaking down the borders that separate qualitative from quantitative. As a methodological illustration, the paper applies neural-network word embedding models on two corpuses, one with 6% of all books ever published, and one with millions of newspaper articles. Word embeddings, simply put, create a mathematical representation of culture as contained within a certain textual corpus, and enable making math with this representation. This has made them a cornerstone of natural language processing techniques. The paper illustrates four ways in which word embeddings can speak to central questions within cultural geography by mapping cultural distances, tracing cultural change, and capturing the cultural axes of urban place. This shows how natural language processing can be made part of a critical and interpretive approach to studying social life as a dialogue between geographical and cultural space.

Laura Innocenti, Assistante doctorante IGG et Francisco Klauser, Prof. IGG

"Chances et risques du smart farming"

La présentation est structurée en deux parties. La première partie, introductive, inscrit le sujet du smart farming dans un projet de « Géographie Politique du Big Data », qui étudie les rapports entre espace et pouvoir à l’ère numérique, en accordant une attention particulière aux formes d’organisation et de régulation, qui découlent de l’usage de technologies informationnelles de plus en plus automatisées et interconnectées. Concernant le monde de l’agriculture, cela soulève un ensemble de questions relatives (1) aux acteurs, interactions et enjeux derrière les évolutions actuelles en matière de smart farming, (2) au fonctionnement des systèmes socio-techniques déployés pour optimiser les processus et pratiques agricoles et (3) aux implications sociales, spatiales et politiques qui en découlent.
La deuxième partie approfondit la question des acteurs impliqués dans ce développement en demandant comment la numérisation de l’agriculture en Suisse se fait entre entreprises locales et multinationales qui produisent des technologies du ‘smart farming’. Cette partie introduit le projet de thèse de Laura et ses premières pistes d’analyse. A partir d’une analyse de sites web et des premiers entretiens avec des collaborateur-trice-s de quatre entreprises, sont discutés les futurs rôles d’agriculteur-trice-s, de la technologie agricole et d’autres acteurs tel qu’ils sont envisagés et abordés par ces entreprises.

Karine Duplan, Maître-assistante Institut Géographie, Genève

'We are everywhere'. Revendications et réappropriations de l'espace et de la citoyenneté par les minorités sexuelles en contexte de ville néolibérale

En dépit du soutien de la part des politiques dans nombre de régions du monde, les personnes LGBTIQ+ continuent de faire l’objet de discriminations et de souffrir de l’exclusion dans la sphère publique. Les enjeux de lutte et de représentation qui en découlent demeurent ainsi au coeur des défis auxquels font face les métropoles mondialisées. Face à ce constat, le projet 'We are everywhere' s'interroge sur le rapport à l'espace urbain des personnes LGBTIQ+: Qui contribue à la production et à la régulation de ces espaces et selon quelles orientations ? En quoi ces espaces affectent-ils les pratiques, le comportement et le sentiment de soi de ces personnes marginalisées ? Quel pouvoir d'action ont les personnes et communautés LGBTIQ+ quant à leur représentation dans l'espace public ? Je développerai dans cette présentation la façon dont se construisent en contexte genevois des espaces et citoyennetés queer, venant transgresser les normes et usages régis par un pouvoir hétéronormatif excluant ou marginalisant ceu.lle.x.s dont l'orientation sexuelle ou l'expression de genre est minorisée.

Etienne Piguet, Prof. IGG et Laurent Gobat, Chef du Service information scientifique et bibliothèques (SISB) de l'UniNE

Quel choix de publication dans la jungle de l’Open Access?

L’incitation à publier en Open Access devient de plus en plus forte. Des accords read-andpublish permettent aux Universités suisses de le faire gratuitement avec de nombreux éditeurs (Wiley dès le 30 mai 21 p.ex.) mais pas tous et ces derniers ont parfois des exigences et des délais de peer-review excessifs. Cette voie est par ailleurs réservée aux pays du Nord à même de négocier des accords nationaux. En parallèle, de nombreuses revues offrent des entrées plus aisées et des traitements rapides, mais demandent des frais aux auteurs. Parmi elles, des prédateurs rôdent, mais la distinction est parfois difficile : ceux qui – comme MDPI - sont critiqués par les uns sont appréciés par d’autres pour leur professionnalisme et leurs impact factors honorables. D’autres nouveaux venus comme « Frontiers » sont encore inclassables (https://www.frontiersin.org/about/history). Que faire, en particulier dans le cadre d’une thèse par articles ? Nous proposons de mettre en commun les expériences des membres de l’IGG dans un échange informel en présence de M. Laurent Gobat, Chef du Service information scientifique et bibliothèques (SISB).