Humanitas non grata met en perspective les difficultés actuelles de la vie en société. En effet, le titre fait référence à la locution « persona non grata » (personne non désirée) et l’applique à l’ensemble de la société humaine. Une humanité qui n’est plus la bienvenue dans une société qui tend de plus à nous diviser, à faire de nous des individus singuliers, à nous imposer des normes sociales, des statuts. La société actuelle nous fait perdre notre humanité.
Par humanitas, on entend à la fois l’humanité en tant qu’entité, mais aussi le fait d’être humain. Le sens de vivre en tant qu’être humain n’a plus de valeur. Qu’est-ce qu’être humain au final ? Une question qui n’a pas de réponse absolue, puisque le rapport à la vie, à l’humanité est pluriel, chacun.e a sa propre définition. Le défi de cette pièce est qu’elle se veut universelle, mais en réalité, tout le monde n’est pas sujet aux mêmes questions, aux mêmes injustices. Ce rapport au fait d’être humain ne pourra donc jamais être exploré dans son ensemble. On ne peut définir ce que c’est l’humanité, même si la société nous pousse à trouver une définition à tout, puisque ce ressenti n’est pas unique.
La pièce se libère des barrières temporelles qui régissent une vision linéaire du temps, afin de retrouver un sens d’uniformité temporelle où les humains se rencontrent pour retrouver leur humanité. Humanitas non grata se déroule aux côtés de La Blâmatrice, la narratrice omnisciente. La pièce retrace les évènements qui ont amené à une manifestation sanglante contre un pouvoir autoritaire en place depuis ce qui semble être une éternité. Les différents personnages, comme Antigone, Guillaume ou encore Lorraine, pouilleux et oppressés par un système autocratique représenté par César, traversent les méandres d’une vie misérable de laquelle ils essaient de faire sens. Dans son voyage, la Blâmatrice tente de questionner dans un premier temps les personnages sur leur rapport au monde et à eux-mêmes avant d’accuser le public dans son inaction face aux horreurs qui se déroule sous leurs yeux (et donc indirectement dans le monde réel).
Écriture : Antonio Gobin Teodoro, Tobias Blanc, Lola Francos Gonzalez
Mise en scène : Troupe du THUNE
Direction production et régie : Tobias Blanc
Composition : Tobias Blanc
Costumes : Antonio Gobin Teodoro
Chorégraphie : Lola Francos Gonzalez
Jeu : Audrey Charvin, Aloys Deicher, Nathan Felka, Marine Flattet, Lola Francos Gonzalez, Antonio Gobin Teodoro, Eva Gygax, Soraya Hermann, Thibaut Reber
Danseur.euses : X
Président : Antonio Gobin Teodoro
Vice-président, secrétaire général : Tobias Blanc
Vice-présidente : Lola Francos Gonzalez
Trésorier : Aloys Deicher
Membres : Eva Gygax
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