Que signifie éduquer dans l’extrême précarité? Dans Les enfants du soleil. Frère Othmar, éducateur de rue au Rwanda, Myriam Graber retrace le parcours singulier d’un homme engagé, que ce soit auprès des enfants des rues, dans un contexte marqué par la pauvreté, la violence et les séquelles du génocide rwandais.
Cet ouvrage retrace la trajectoire et la «foi en actes» d’un homme engagé, discret et réfléchi, qui a consacré une grande partie de sa vie au soutien d’enfants en grande difficulté. Professeure honoraire à la Haute École Arc Santé de Neuchâtel, son autrice raconte la résilience de ces jeunes porté-e-s par le courage des éducateurs et des éducatrices et le profond élan de vie qui permet de poursuivre le travail après le génocide. Le livre évoque également la création du Centre Intiganda, encore actif aujourd’hui.
Transmettre et reconstruire
Plus qu’une histoire de vie, Les enfants du soleil donne à voir des trajectoires inscrites dans l’Histoire récente du Rwanda. Loin de tout misérabilisme, le récit souligne la capacité de résilience tant des enfants que des éducateurs et éducatrices, ainsi que l’importance des engagements locaux et internationaux dans la durée. Le livre interroge enfin le rôle de l’éducation face aux traumatismes collectifs et à la transmission de la mémoire.
La préface est signée par Anne-Nelly Perret-Clermont, professeure émérite de l’Université de Neuchâtel, dont le regard met en perspective la portée éducative, sociale et humaine de cet engagement auprès des plus vulnérables.