Clément Roques est professeur d’éco-hydrogéologie quantitative à l’Université de Neuchâtel. Lui qui vient des Pyrénées, en France, se passionne pour la montagne et ses paysages depuis l’enfance. Pour lui, la réponse à la modification du cycle hydrogéologique au niveau mondial se devra d’être interdisciplinaire, voire transdisciplinaire.
La montagne et ses paysages sont fondamentaux dans la vie de Clément Roques, qui lit volontiers des récits d’aventures de montagne ou de spéléologie. Ce qui le passionne au quotidien, c’est bien la connexion entre un territoire, des personnes et les activités développées sur ce territoire.
«Malgré toutes les prédictions en termes de scénarios climatiques amenées sur la scène scientifique depuis 30 ans, on n’avait pas imaginé l’intensité des épisodes de sécheresses que l’on vit actuellement, ni leur impact sur nos paysages hydrologiques. Donc le défi majeur sera l’adaptation à cette situation».
Au cours de sa carrière, Clément Roques a développé une expertise en hydrogéologie des roches fracturées, en hydrologie de montagne, en interactions entre les eaux souterraines et de surface, ainsi qu'en impact du changement climatique sur les ressources en eau et les écosystèmes qui en dépendent.
«L’objectif de mes recherches est d’apporter des solutions aux défis posés par le changement climatique en matière de ressources en eau et de proposer des stratégies pour une gestion durable de cette ressource», conclut-il.