7 novembre 26

Dies academicus 2026. Les savoirs en dialogue

Communiqué de presse

Le 81e Dies academicus de l’Université de Neuchâtel (UniNE) s’est tenu ce jour en présence de plus de 350 participantes et participants à l’Aula des Jeunes-Rives. Pour cette journée, le dialogue entre les savoirs a constitué le thème central. Lors de cette édition menée pour la première fois par la rectrice Deniz Gyger Gaspoz, l’UniNE a également conféré quatre doctorats honoris causa à des personnalités renommées, dont la Conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.

Dans la formation comme dans la recherche, les deux cœurs de métiers d’une institution comme l’Université de Neuchâtel, il existe une compétence centrale: celle de savoir parler, échanger, dialoguer. Or si faire dialoguer les savoirs est une chose, faire dialoguer des disciplines parfois éloignées en est une autre. L’Université s’illustre régulièrement dans cet exercice et les oratrices et orateurs du jour l’ont tour à tour évoqué sur scène aujourd’hui. 
Depuis le 1er février 2026, une nouvelle équipe rectorale emmenée par Deniz Gyger Gaspoz a pris la tête de l’Université. Ce Dies academicus était donc le premier de son mandat de rectrice. À cette occasion, le protocole a été un peu bousculé puisque, en accord avec le thème du jour, la rectrice a tenu son allocution sous forme dialoguée avec la Conseillère d’État et cheffe du Département cantonal de la formation et des finances Crystel Graf. 
S’est également exprimée à la tribune l’étudiante Sarah Bramaud du Boucheron, qui dans le cadre de son Master en droit a obtenu le prix de la meilleure plaideuse lors d’un concours international consacré au droit de la santé. L’Université a en outre invité à tenir un message Pierre Cornu, président de la Commission de surveillance des procédures de nominations professorales. Cet organe avait été institué lors de la révision totale de la loi sur l’Université, qui avait été votée par le Grand Conseil il y a presque dix ans, le 2 novembre 2016. 
Chaque année, la manifestation est aussi l’occasion d’honorer des personnalités reconnues pour leur excellence, en leur remettant un doctorat honoris causa. Pour l’édition 2026, la distinction a été accordée à la Conseillère fédérale jurassienne Elisabeth Baume-Schneider (Faculté des sciences économiques), à la mathématicienne française Nicole El Karoui (Faculté des sciences), au professeur de psychologie culturelle d’origine estonienne Jaan Valsiner (Faculté des lettres et sciences humaines) et au professeur de droit pénal et criminologie bâlois Mark Pieth (Faculté de droit).

En tant que journée officielle, le Dies academicus a pour but d’entretenir une tradition et d’affirmer l’identité de l'Université. La cérémonie est marquée par un cortège en toges académiques et le respect d’un protocole. 

Portrait des docteures et docteurs honoris causa 2026 de l’Université de Neuchâtel

Elisabeth Baume-Schneider

Née en 1963, diplômée en sciences sociales de ce qui s’appelait la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Neuchâtel, Elisabeth Baume-Schneider commence sa carrière comme assistante sociale. Elle gravit rapidement les échelons de la vie publique, siégeant au Parlement jurassien de 1995 à 2002 avant d’être élue au Gouvernement. À la tête du Département de la formation, de la culture et du sport pendant treize ans, elle contribue au développement des politiques éducatives et culturelles. À son départ du Gouvernement jurassien, elle dirige la Haute École de travail social et de la santé de Lausanne et préside la Commission fédérale du cinéma. Membre du Conseil de l’Université de Neuchâtel, elle s’investit dans sa gouvernance et est élue au Conseil des États en 2019. Depuis 2023, Elisabeth Baume-Schneider siège au Conseil fédéral où elle dirige actuellement le Département fédéral de l’intérieur.

Nicole El Karoui

Nicole El Karoui, née Schvartz en 1944 à Paris, est une mathématicienne française, professeure émérite et pionnière des mathématiques financières. Originaire de Nancy, elle est diplômée de l’École normale supérieure (promotion 1964) et soutient une thèse de doctorat en 1971. Elle commence sa carrière à l’Université du Mans, puis à l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. Après un stage à la Compagnie bancaire et à la Caisse des Dépôts, elle enseigne à l’Université Pierre-et-Marie-Curie et à l’École polytechnique, où elle cofonde des formations qui associent la finance aux probabilités dont elle est une spécialiste. Ses recherches portent sur la modélisation de l’incertain appliquée à la finance. Considérée comme une pionnière des mathématiques financières, elle est une figure clé du développement de cette discipline depuis la fin des années 1980.

Jaan Valsiner

Jaan Valsiner est né en 1951 dans une Estonie qui faisait alors partie de l’Union soviétique. Formé en psychologie et en sémiotique de l’école de Tartu, il a poursuivi sa carrière professorale aux Etats-Unis et au Danemark. Il est actuellement professeur de psychologie culturelle à l’Université d’Aalborg ainsi que professeur invité de l’Université Sigmund Freud à Vienne et de l’Université fédérale de Bahia au Brésil. Il a développé une psychologie culturelle sémiotique fondamentalement développementale, en dialogue avec les sciences humaines et sociales. En 1995, il a fondé la revue Culture & Psychology et est devenu éditeur de la revue Integrative Psychological & Behavioral Science. Il est l’auteur de 40 livres et plus de 600 articles. Il enseigne régulièrement au Japon, au Brésil et en Europe. Son travail a été reconnu par un Prix Alexander von Humboldt en1995 et le Prix Hans-Kilian en 2017.

Mark Pieth

Mark Pieth naît en 1953 à Bâle, ville où il effectue l’ensemble de sa formation juridique jusqu’au doctorat, avant d’effectuer des séjours de recherche en Allemagne et en Grande-Bretagne. Co-fondateur du Groupe d’action financière (GAFI) pour la lutte contre le blanchiment, il préside un groupe de travail de l’OCDE sur la corruption pendant 24 ans. Professeur de droit pénal et criminologie, il multiplie les mandats internationaux de premier plan et fonde le Basel Institute on Governance. Ses recherches les plus récentes se concentrent sur le commerce de l’or, le secteur maritime suisse et les questions d’arbitrage et de criminalité économique. Il a également pris position sur l’utilisation des avoirs russes gelés pour la reconstruction de l’Ukraine. Mark Pieth demeure une voix influente et respectée dans le débat public sur l’intégrité financière, la transparence et la justice sociale à l’échelle mondiale.

 

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7 nov. 2026

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