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Le Pôle de recherche national Survie des plantes au Papiliorama

communiqué de presse. Neuchâtel, le 12 novembre 2003

L'exposition "Quand les cellules s'en vont aux champs: variations autour d'une plante" a quitté les serres du Jardin botanique de Neuchâtel pour des quartiers d'hiver plus cléments. Elle est désormais installée jusqu'en mars 2004 dans l'ambiance tropicale du Papiliorama à Chiètres/Kerzers (FR).

Promenade en huit tableaux rédigés en français et en allemand, ce travail de vulgarisation scientifique dévoile quelques-unes des recherches menées au sein du Pôle de recherche national (PRN) Survie des plantes. A Neuchâtel, l'exposition a été vue par plus de 10'000 visiteurs durant l'été, estime François Felber, directeur du Jardin botanique et membre du Pôle. Les familles n'ont pas été les seules à y faire honneur, puisque l'exposition a même enthousiasmé huit classes d'école venues la visiter durant les derniers jours d'ouverture, en septembre. C'est ainsi qu'environ 150 élèves âgés de 11 à 16 ans ont pu découvrir les étapes essentielles de la vie d'une plante: se nourrir, se protéger, se reproduire et coloniser. Avec en plus une interrogation sur les activités humaines dans la perturbation des écosystèmes, notamment en ce qui concerne les risques de dissémination du pollen des plantes cultivées vers leurs cousines sauvages, ou sur l'introduction de maïs génétiquement modifié et ses effets éventuels sur des insectes utiles.

Des exemples précis illustrent ces thèmes, à commencer par l'importance pour les plantes de nouer des alliances avec des bactéries pour retirer des substances nutritives du sol, ou avec des insectes pour essaimer le pollen nécessaire à la reproduction de certaines fleurs, comme le pétunia. On y apprend aussi comment le maïs fait appel à des guêpes protectrices lorsqu'il est attaqué par des chenilles mangeuses de feuilles. Les visiteurs ont pu également découvrir l'univers fascinant des lichens, réputés pour leur faculté colonisatrice des milieux extrêmes (déserts, toundras glacées, forêts tropicales). L'un de ces lichens est menacé en Suisse, sauf dans les forêts du Jura où il s'accroche à l'écorce des érables.

L'accueil réservé au PRN Survie des plantes par les Swiss Tropical Gardens témoigne des liens existant entre le Papiliorama et le Jardin botanique de Neuchâtel, berceau de l'exposition. Car avant que le Jardin botanique neuchâtelois ne s'installe au vallon de l'Ermitage, le Papiliorama officiait comme serre tropicale de l'institution et procédait à des fréquents échanges de plantes avec l'Alma Mater de la ville aux pierres jaunes.

La présentation à Chiètres permet de toucher un public venu des quatre coins de la Suisse, à l'image des scientifiques qui composent le Pôle. Il s'agit d'un réseau de recherche regroupant des membres de six universités helvétiques (Neuchâtel, Fribourg, Berne, Zurich, Lausanne et Genève), des deux écoles polytechniques (Zurich et Lausanne), ainsi que de trois stations fédérales de recherches (FAL-Reckenholz, RAC-Changins et WSL).

Ouvert tous les jours de 10h à 17h. Exposition temporaire jusqu'à fin mars 2004.

pour plus d'information

Caspar Bijleveld van Lexmond
Directeur du Papiliorama/Swiss Tropical Gardens à Kerzers/Chiètres (FR)
tel +41 31 756 0461
contact(at)papiliorama.ch

François Felber
Directeur du Jardin botanique de l'Université et de la Ville de Neuchâtel
tel +41 32 718 2339 / 2355
francois.felber(at)unine.ch

Rédacteur: Igor Chlebny