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Jacopo Storari

Après avoir obtenu un Bachelor of Arts en philosophie et ethnologie de l’Université de Lausanne, j’ai suivi le cursus interdisciplinaire du Masteren sciences sociales avec orientation anthropologie de l’Université de Neuchâtel. Mon mémoire de recherche porte sur la conversion d’un site industriel situé dans la Suisse méridionale en objet patrimonial.Dans le cadre de mon cursus deMasterj’ai travaillé au Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN) où j’ai également participé à la conception et à la réalisation de l’exposition temporaire C’est pas la mort !(27/06/2015 – 17/01/2016). Depuis 2016 je réalise une thèse de doctorat au sein du Centre Georges Chevrier de l’Université de Bourgogne et de l’Institut d’ethnologie de l’Université de Neuchâtel portant sur Les prises françaises du patrimoine culturel immatériel. Contribution à une anthropologie de la territorialité.

Projet de thèse

Mon travail de thèse s’inscrit dans une réflexion anthropologique en plein essor sur les politiques du patrimoine culturel immatériel, réflexion qui prend une tournure originale à la fois dans le champ des heritage studies et au regard de la spécificité du cas français. Il se propose d’évaluer la fortune de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel(UNESCO 2003) via sa mise en œuvre dans l’espace territorial français et par les institutions patrimoniales étatiques. Ce questionnement procède de l’idée que ce dispositif international introduirait un trouble dans la conception eurocentrée du patrimoine en organisant un glissement vers une conception d’un « patrimoine vivant » et « représentatif ». Un trouble également dans la gestion du patrimoine en plaçant celle-ci sous l’autorité des « praticiens » et des « communautés », en langage unescovite, et en favorisant ainsi l’expressivité des “cultures populaires”. Il s’agit précisément d’apprécier la réalité de cette transformation et de la nuancer au regard de la tendance également observée d’un retour subreptice à une conception patrimoniale mettant en avant le critère de l’excellence et contribuant à la marchandisation du patrimoine. Le cas français offre une palette de situations qui permettent de considérer l’ambivalence de la politique du patrimoine culturel immatériel entre économie du marketing territorial et créativité populaire, entre contrôle et émancipation. Ma recherche a pour visée de produire un état ouvert et contrasté de l’effet de la catégorie de patrimoine culturel immatériel, d’apprécier la performativité de celle-ci à partir d’une conception pragmatiste de la territorialité et d’engager une réflexion renouvelée sur la notion de“culture populaire”.

Affiliations représentatives

  • Membre de l’Association d’études pragmatistes Pragmata.
  • Membre de la Société Suisse d’Ethnologie (SSE).
  • Membre de la Société des amis du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (SAMEN).

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CV et contact

Intérêts de recherche

  • Politiques et pratiques de patrimonialisation
  • Patrimoine culturel immatériel et renouveau du folklore
  • Anthropologie de la mémoire
  • Ethnomuséologie
  • Courants pragmatistes en sciences sociales
  • Engagement ethnographique