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Elodie Richardet

Expériences imaginales et relations au(x) monde(s). Trois pratiques « psycho-spirituelles » et une anthropologie de la Vie Bonne

Thèse de doctorat en ethnologie

Ma thèse porte sur le recours à l’ « imagination » dans trois pratiques « psycho-spirituelles » : l’hypnose, l’imagination active jungienne, et le néo-chamanisme. J’ai eu des échanges à trois reprises avec 24 praticiens.ne.s qui m’ont fait part, lors d’un premier entretien d’une « expérience imaginale » personnelle, le deuxième porta sur leur parcours de vie. Enfin, le troisième échange était consacré à la description des différentes étapes d’une séance « thérapeutique » au cours de laquelle un.e « patient.e » est accompagné.e par le/la thérapeute dans une « expérience imaginale ».

Sur la base du discours des praticien.ne.s interviewé.e.s, je m’intéresse aux spécificités qu’ils/elles décrivent de l’imagination dont il est question dans ces expériences, aux récurrences et différences de ces imaginations dans le récit de leur contenu, au « rôle » de l’imagination dans le « travail thérapeutique », aux implications, relevées par mes interlocuteur/rice.s, de ces « expériences imaginale » dans leur vie quotidienne, ainsi qu’aux interprétations de ces acteur/rice.s réflexif/ve.s sur ces mêmes questions.

Si mon sujet est susceptible de s’inscrire dans une « anthropologie du New Age » - en effet, nous retrouvons les principales caractéristiques des pratiques New Age  (l’influence des Etats-Unis et notamment de la Californie ; une critique de la vision rationaliste et matérialiste de la science et plus particulièrement, une critique du primat de l’objectif sur le subjectif, la remise en cause de la distinction sujet-objet, le relativisme culturel ; les notions de sous-personnalités, de mythologie et de panthéisme ; l’écologie avec la relation à la nature, au corps, au féminin retrouvés) – je trouve particulièrement fécond de proposer une analyse sous l’angle d’une « anthropologie de la relation au(x) monde (s) ». Quelles différences l’ « expérience imaginale » introduit-elle dans les relations du sujet (libre arbitre, volonté, humilité) aux mondes sensible et intelligible, dans les relations à lui/elle-même (intérieur – extérieur) et à ses « sous-personnalités », à autrui (individuel ou collectif), à son environnement, à la nature, aux objets, dans son rapport à l’espace et au temps ? Qu’est-ce que ces relations aux mondes sont-elles susceptibles de révéler du vécu et des aspirations du sujet autonome de la modernité tardive (selon Rosa) en termes relationnels?

 

 

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