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Prix du développement durable

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L’université de Neuchâtel décerne annuellement un prix récompensant les deux meilleurs travaux de Master traitant d’une thématique liée au développement durable.

Doté de 2500.- CHF, le prix du développement durable s'adresse aux étudiant-e-s de l'UniNE de toutes les facultés. Il vise les objectifs suivants :

  • susciter une meilleure compréhension de l’application du développement durable dans différents domaines de recherche
  • récompenser l’esprit critique, la pluridisciplinarité ainsi que le choix de thématique d’ordre environnemental et social dans la rédaction des travaux
  • alimenter une bibliothèque de travaux de Master de qualité portant sur le développement durable
  • susciter l'intérêt pour des thématiques liées au développement durable lors du choix des thèmes de travaux de Master

FAQ

  • Qui peut déposer sa candidature?

    Le prix du développement durable s’adresse aux étudiant-e-s ayant achevé un travail de Master l’année précédant la remise du prix. La note du travail de Master doit être de minimum 5,5.

  • Quels travaux sont susceptibles d'être distingués?

    Le prix récompense des travaux de Master qui se rapportent au développement durable tel qu’il est défini dans le rapport de référence Brundtland. Les travaux doivent faire preuve d’esprit critique, tenir compte du sort des générations futures et intégrer une dimension pluridisciplinaire (au moins deux dimensions du développement durable considérées sur les trois: société - environnement - économie).

    • La définition du développement durable fait référence est celle du rapport Brundtland, soit « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins ». Cette définition sous-entend un équilibre entre les trois piliers : société, environnement et économie, et met en avant la solidarité avec les générations futures et au sein de la génération actuelle.
  • Comment sont sélectionnés les lauréat-e-s?

    Chaque faculté choisit, par l’intermédiaire de son décanat, le meilleur travail selon la procédure de sélection interne dont elle a décidé. Elle transmet le dossier sélectionné au comité UniD.

    Le comité UniD sélectionne les lauréat-e-s après avoir auditionné les personnes dont la candidature a été sélectionnée par les facultés.

  • Quand le prix est-il remis?

    Les deux lauréat-e-s se verront attribuer un prix d’une valeur de 2500.- CHF chacun-e lors de la cérémonie annuelle de remise des titres de leur Faculté. Le travail de Master sera mis en avant sur le site de l’UniNE dans les pages consacrées au développement durable.

Palmarès

Le Prix académique interdisciplinaire du développement durable 2018 de l’Université de Neuchâtel a été attribué aux travaux de master de deux étudiants, l’un en droit, l’autre en sciences économiques. Joshua Robert-Nicoud a été primé pour son travail sur la protection des hauts-marais en droit suisse. Dans son travail, il examine les menaces auxquelles font face les biotopes marécageux suisses, présente les bases légales en matière de protection de ces biotopes et analyse de manière critique les dispositions mises en oeuvre par les cantons. Nathan Delacrétaz a été primé pour son travail sur l’impact des pics de trafic autoroutier sur l’occurrence d’hospitalisations pour des problèmes respiratoires et cardiovasculaires des personnes habitant près des autoroutes. Les résultats de ses analyses suggèrent que les pics d'utilisation des axes autoroutiers engendrent un coût non négligeable sur la santé des habitant-e-s.

La protection des hauts-marais en droit suisse - 30 ans après l'initiative de Rothenthurm, nos tourbières sont-elles toujours en danger?

Biotopes complexes, fragiles et tributaires de conditions d'existence spécifiques, les hauts-­marais sont mis en danger par l'assèchement et l'eutrophisation et subissent des pressions croissantes, notamment à cause du changement climatique et de diverses activités humaines. Les tourbières méritent pourtant d'être protégées au vu des nombreux arguments justifiant leur sauvegarde.

Le cadre légal de la protection des hauts-marais en Suisse est un enchevêtrement compliqué de bases légales qui leur assure une protection stricte. L'alinéa constitutionnel topique, adopté avec l'initiative dite « de Rothenthurm », constitue le point de départ de la réflexion. La protection spéciale, par le biais d'un inventaire fédéral, est efficace. Divers autres domaines du droit viennent compléter ce régime ou offrir des instruments juridiques d'exécution, contribuant à constituer une charpente solide ne souffrant que de légères imperfections.

Concernant la mise en oeuvre, la Confédération a prévu des dispositions d'exécution utiles et cohérentes eu égard aux dangers et menaces pesant sur les tourbières. C'est au niveau de l'exécution par les autorités cantonales que réside la principale faiblesse de la protection, ainsi que l'ont révélé les divers rapports et suivis au fil du temps. Des moyens financiers et humains, une information de qualité et du courage politique seront les ingrédients nécessaires pour aller en direction d'une meilleure protection.

Quantifier l'impact des pics de trafic autoroutier sur la santé respiratoire et cardiovasculaire ​

Au cours de cette dernière décennie, un nombre croissant d'études empiriques ont démontré qu’une dégradation de la qualité de l'air, entre autres due aux émissions de véhicules à moteur à combustion, engendre des coûts induits par des externalités sur la société, notamment un accroissement de la morbidité. Alors que l'augmentation du trafic autoroutier nécessite des investissements pour agrandir le réseau, il semble pertinent d'analyser si les émissions dues au trafic ont un impact sur la santé de la population résident à proximité de ces infrastructures. Dans ce mémoire, j'estime l'impact des pics de trafics autoroutiers sur l'occurrence d'hospitalisations des habitants de zones alentours en lien avec des pathologies respiratoires et cardiovasculaires. Pour ce faire, trois bases de données horaires couvrant l'année 2016 et concernant la zone géographique entre entre Bâle, Berne et Zurich sont mobilisées. La première considère le nombre d'hospitalisations horaires en urgence par zone de résidence pour des diagnostics  de problèmes cardiovasculaires et respiratoires. La seconde est le compte du nombre de véhicules par heure utilisant les axes autoroutiers. La dernière permet de déterminer les conditions météorologiques. Sur la base de ces données, je développe un modèle statistique permettant de quantifier l'impact des pics de circulations au cours de 12 heures précédentes. Mes résultats principaux suggèrent qu'une heure additionnelle de trafic aux niveaux les plus élevés augmente les hospitalisations de 10% par rapport à la moyenne horaire. Ces résultats permettent ainsi de constater qu'il existe un coût sur la santé engendré par une grande utilisation des axes autoroutiers. Cette analyse pourrait contribuer à informer les décisions relatives au développement d'infrastructures pour le transport, et ainsi augmenter la base des coûts et bénéfices considérés pour le développement de tels projets.​

Le Prix académique interdisciplinaire du développement durable 2017 de l’Université de Neuchâtel a été attribué aux travaux de master de deux étudiants, l’un en sciences, l’autre en sciences économiques. Antoine Giovannini a étudié la problématique de la biodiversité par le biais d’un indicateur original : la présence d’araignées dans les vergers. Laurent Ott, lui, s’est penché sur la taxe CO2 pour en questionner l’efficacité dans la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre.
 
  • Des araignées indicatrices de bonnes pratiques agricoles

Face à la perte de la biodiversité et à la dégradation de l'environnement et du paysage, la politique agricole nationale favorise des actions de la part des agriculteurs afin de minimiser ces effets négatifs. La démarche d’Antoine Giovannini s’inscrit dans ce contexte. L’objectif de son travail de master était de développer un outil d’analyse capable de mesurer de manière pertinente si un verger est plus ou moins favorable à la biodiversité et aux fonctions écologiques qui y sont liées.

Il s’est ainsi intéressé aux communautés d’araignées dans 15 vergers de Suisse romande. Les araignées reflètent en effet de nombreux aspects de l'écosystème dans lequel elles se trouvent : étant prédatrices, elles dépendent de la présence de nombreuses autres espèces. En particulier, comme de nombreuses espèces d’arthropode utiles, elles ont besoin d'une végétation et d'un milieu d'une certaine qualité structurelle afin de pouvoir exercer leur méthode de chasse, que ce soit par l'intermédiaire de toiles ou de chasse active.

Il ressort de son étude que, d’un point de vue biologique, les communautés d’araignées représentent un indicateur pertinent pour décrire les typologies de vergers les plus efficaces pour abriter une biodiversité utile. L’étude a intégré une réflexion sur la perception de ce nouvel indicateur par les agriculteurs et sur la possibilité d’utiliser la présence de ces espèces d'araignées typiques dans les vergers comme objectif à atteindre pour les agriculteurs afin de recevoir des paiements directs en complément des actions précises à exécuter (taux de fumure limité, jachère obligatoire sur certaines parcelles etc.).
 
  • La taxe CO2: un outil efficace ?

Les changements climatiques causés par les émissions de gaz à effet de serre sont une menace majeure pour notre planète. En Suisse, la taxe CO2 est un des principaux instruments mis en place par les pouvoirs publics pour contrer cette menace. Cette taxe est prélevée sur les combustibles fossiles tels le mazout et le gaz naturel lorsque ceux-ci ne sont pas utilisés comme carburants. Elle devrait d’une part encourager les individus à réduire leur consommation de ces combustibles et d’autre part les inciter à prendre des mesures pour augmenter l’efficacité énergétique de leur logement et/ou de leur chauffage.

En 2016, cette taxe a passé de CHF 60.- à CHF 84.- par tonne de CO2 car le taux d’émission ciblé par le Conseil fédéral pour 2015 n’avait pas été atteint. Dans son travail de master, Laurent Ott démontre que cette augmentation de la taxe n’a eu aucun des effets espérés dans le court terme : la consommation de combustibles fossiles des ménages suisses pour le chauffage n’a pas diminué et rien n’indique une propension plus élevée à investir dans l’efficacité énergétique en 2016. Ce mémoire remet donc en cause la pertinence de cette taxe. Une conclusion qui interpelle à l’heure où les pouvoirs publics annoncent une nouvelle augmentation de la taxe CO2 pour 2018.

​Le Prix académique interdisciplinaire du développement durable 2016 de l’Université de Neuchâtel a été attribué aux travaux de master de deux étudiantes, l’une en droit, l’autre en sciences économiques. ​Sophie Piquerez a analysé la problématique éolienne en Suisse, et en particulier dans le canton de Neuchâtel. Cécile Hediger a étudié la participation des agriculteurs à Extenso, une subvention visant à réduire les pesticides. Leurs travaux éclairent ces problématiques sous un angle nouveau. 

La problématique éolienne en Suisse et particulièrement dans le canton de Neuchâtel 

Piquerez_Sophie_2016.jpgPourquoi est-il si difficile d’implanter des éoliennes en Suisse alors que la nécessité d’opter pour des énergies renouvelables est devenue une évidence pour tout le monde ? Une partie de l’explication se trouve dans le fait que l’implantation d’éoliennes soulève une multitude de questions juridiques, politiques, économiques et environnementales. Des questions que Sophie Piquerez examine à la loupe dans son travail de master divisé en trois chapitres. Le premier est consacré à la politique fédérale adoptée dans le domaine des énergies renouvelables et particulièrement de l’énergie éolienne. Le second dissèque la complexité juridique de la problématique avec une foule de normes en vigueur, souvent contradictoires, notamment en matière d’aménagement du territoire et de protection de l’environnement. Enfin, le dernier chapitre se penche sur la situation dans le canton de Neuchâtel.

Subvention Extenso : introduire la notion de coût d’opportunité 

Hediger_Cecile_2016.jpgChaque année plus, d’un demi-milliard de francs est utilisé en politique agricole pour les «paiements directs écologiques». Mais les résultats sont décevants : la pollution des rivières et nappes phréatiques n’a pas diminué, la biodiversité ne s’est pas améliorée et les émissions de nitrogène ont augmenté. Extenso est une subvention faisant partie de ces paiements écologiques. Malheureusement le niveau de participation stagne pour les céréales et décroît pour le colza. Pourquoi ? Pour Cécile Hediger, c’est parce que les agriculteurs ne participent à ce programme que si la subvention est assez élevée pour compenser leurs pertes, à savoir, ce qu’ils auraient gagné sans participer à Extenso. En économie, ces revenus perdus représentent leur coût d’opportunité. Ce facteur, très peu pris en compte dans la littérature, apparaît pourtant comme essentiel. Dans son travail, elle montre que les participants à Extenso sont les agriculteurs qui y perdent le moins, c’est-à-dire ceux qui avaient un rendement plutôt faible et qui utilisaient déjà moins de pesticides que la moyenne avant d’entrer dans Extenso. Par contre, les agriculteurs qui cultivent le plus intensément (avec plus de pesticide) sont ceux qui participent le moins à de telles mesures. Elle en conclut qu’il faudrait instaurer des subventions basées sur les rendements potentiels pour augmenter la participation et l’efficacité de ces mesures.

Le prix académique interdisciplinaire du développement durable 2015 a primé un travail de Master de l’UniNE issu de la Faculté des lettres et sciences humaines. Laure Sandoz, dont le mémoire a été sélectionné par sa faculté puis par le Comité consultatif UniD, s’est vue attribuer le prix doté d’une valeur de 2500.- CHF pour son mémoire intitulé​ Aux frontières du développement : Réappropriations locales d'un projet de reforestation et d'agroforesterie dans un contexte de colonisation agraire, dirigé par la professeure Marion Fresia.

A partir d’un projet de reforestation et d'agroforesterie en Bolivie tropicale, l’auteure s’est penchée sur les questions de droits fonciers et de construction de frontières dans un contexte fortement marqué par des programmes de colonisation agraire. En se concentrant sur les stratégies développées par certains « entrepreneurs de la frontière » pour stabiliser un ensemble de population à l'intérieur d'un espace qu'ils souhaitent s'approprier, ce travail discute les enjeux juridiques, politiques, sociaux, mais aussi économiques et psychologiques sous-jacents à la mobilisation d’individus et à la construction de groupes. Il rend également attentif à l’incessant travail de négociation, d'adaptation et de ré-élaboration que nécessite la mise en place d'un projet de développement, montrant ainsi qu’un projet peut facilement se transformer en plusieurs projets servant des intérêts différents de ses objectifs initiaux.

Le prix du développement durable 2014 a récompensé les travaux de Mathilde Hofer (FLSH) et de Matthieu Aubert (FSE).

  • Produits et services d'alpage de l'Arc jurassien. Analyse de la demande et de ses déterminants dans l'hôtellerie-gastronomie et le tourisme, mémoire de Mathilde Hofer, sous la supervision du professeur Laurent Matthey

Hofer_Mathilde_2017.jpgL’objectif de ce mémoire, qui s’inscrit dans le cadre du programme de recherche AlpFUTUR, était de mettre en lumière les déterminants de l’offre et de la demande en produits et services d’alpage de l’Arc jurassien dans l’hôtellerie-gastronomie et le tourisme. Au travers des résultats, Mathilde Hofer met en avant la dualité de la valorisation de ces produits et services qui seraient favorables à un développement durable de l’agriculture d’alpage, mais se heurtent à des limites telles que l’investissement financier et humain important et à des capacités de production limitées.

Télécharger le mémoire de Mathilde Hofer

  • Impact d'une exigence légale environnementale sur l'innovation: le cas des gros consommateurs neuchâtelois, mémoire de Matthieu Aubert, sous la supervision des professeurs Alain Schoenenberger et David Maradan​

Aubert_Matthieu_2015.jpgCe travail confronte une hypothèse économique dite de Porter, stipulant que les entreprises peuvent acquérir un avantage compétitif lors de l’instauration d’une réglementation environnementale, au cas des entreprises neuchâteloises soumises à la taxe sur les gros consommateurs. Il met en évidence que dans le cas neuchâtelois, l’exigence légale en soi n’a permis d’apporter aucun avantage compétitif, mais que les entreprises ont spontanément entrepris de réduire leur consommation énergétique principalement pour des raisons de rentabilité et d’image.

Télécharger le mémoire de Matthieu Aubert

 

Candidature Prix 2018

Délai de remise des dossiers:
15 septembre 2018
 

Pièces du dossier à fournir:

 

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