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Adrienne Godschalx

Post-doc

En raison de leur enracinement in situ, les plantes ont résolu de nombreux challenges biochimiques. Elles produisent un éventail de composés pour empoisonner leurs ennemis, attirer des prédateurs pour assurer leur protection, guider des insectes pollinisateurs vers leurs organes sexuels, et négocier des pactes pacifistes avec les microorganismes. Globalement, toutes les plantes comptent sur un autre organisme associé pour fournir un service écologique. Mes recherches se focalisent sur les mécanismes évolutifs au travers desquels les interactions plante-symbionte sélectionnent un phénotype chimique particulier.

La biochimie de la plante influence de manière fondamentale tous les écosystèmes terrestres sur Terre. La photosynthèse, par le biais de la photolyse de l’eau, permet la formation de liaisons carbonées riches en énergie, processus à la base de tous les réseaux trophiques. Les plantes représentent des ressources nutritives pour une grande diversité de mammifères, insectes, champignons et autres consommateurs primaires. Cependant, la biochimie des plantes limite également leur consommation, dû notamment aux métabolites secondaires qui fournissent à la plante des protections telles que des composés toxiques, des revêtements épais de cires, ou encore des signaux chimiques transitant des informations sur la plante.

Comprendre les mécanismes de co-évolution qui guident la chimie des plantes est essentiel pour appréhender la façon dont fonctionne la nature. Étudier les interactions au niveau des communautés, en y incluant l’intervention des symbiontes dans la chimie de la plante, permet d’envisager des solutions durables dans la gestion des interactions plante-insectes, essentielles à la conservation de la biodiversité, à la protection des cultures et à la pollinisation.

Projet postdoctoral

Contraindre les insectes au transport de matériel génétique d’une plante à l’autre a permis la mise en place de nombreuses adaptations originales. Les plantes du genre Arum piègent régulièrement des pollinisateurs par le biais de production de chaleur et l’émission de volatiles aux flagrances de déjections type bouse ou crottin. Notre objective est de mesurer les conséquences évolutives de l’écologie chimique impliquée dans cette stratégie de reproduction croisée : la pollinisation par duperie.

Domaines de recherche

  • Pollinisation par duperie chez Arum lilies
  • Effets de la fixation d’azote sur les cascades tritrophiques dans le contexte de symbiose légumineuses- Rhizobia
  • Rôle du nectar extrafloral dans les mécanismes de défense indirecte plante-fourmi.

Voir aussi: www.sciencemartini.com

Publications