La vie après UniNE

« Je dois m’adresser aussi bien au public qu’aux acteurs culturels »

Marlène Rieder, chargée de communication culturelle en Valais

Marlène Rieder a décroché en 2009 une Licence* en lettres et sciences humaines avec pour piliers l’histoire de l’art, le journalisme et la communication ainsi que l’ethnologie. La voici aujourd’hui responsable de la promotion culturelle à Plateforme Culture Valais, un poste qu’elle occupe parallèlement à ses activités freelance.

En quoi consiste votre travail ?

Il y a en Valais une vie culturelle foisonnante ! Cette richesse est trop souvent étouffée par les clichés… Certes le Valais est le pays du Fendant et de l’abricotine, des pistes de ski et de la raclette, mais cette image est un peu réductrice de la réalité valaisanne. Briser ces clichés, encourager et promouvoir la création dans son ensemble, être un relais pour les artistes, voici les missions de la Plateforme Culture Valais.

Mon travail consiste plus précisément à favoriser la communication de l’offre culturelle professionnelle du Valais. Mes interlocuteurs sont nombreux, je dois m’adresser aussi bien au public qu’aux acteurs culturels, aux médias qu’aux organes de promotion, sans oublier le monde politique. Il s’agit également de développer des projets visant à valoriser l’offre culturelle cantonale. Je dois dire que c’est un travail passionnant et très diversifié.

Vous êtes aussi indépendante…

Oui, ce projet un peu fou, juste après mes études, est parti d’un constat : il y a un réel besoin de communiquer dans les théâtres, les musées, ... Mais ces petites institutions ont rarement les moyens d’engager du personnel qui s’occupe de leur promotion. Les besoins sont aussi souvent éphémères, le temps d’un concert ou d’une exposition. Par le biais de « Lili on the bridge », mon entreprise individuelle, je leur propose un service de médiation culturelle, de communication, de gestion de projets, de recherche de fonds. Le fait d’être indépendante est très sexy administrativement : une fois le mandat effectué, mes clients sont libres de tout engagement envers moi.

Avez-vous préparé le terrain pendant vos études universitaires ?

De par mes études interdisciplinaires, je suis un peu une touche à tout. J’ai un temps envisagé la voie du journalisme. Finalement j’ai décidé de m’orienter vers ce que j’avais vraiment envie de faire, l’histoire de l’art. Au cours de mon cursus, j’ai donc inversé l’ordre de mes branches et choisi histoire de l’art en branche principale. Puis j’ai réalisé un mémoire pratique, appuyé sur une expérience de stage et traitant d’une thématique actuelle.

J’ai aussi accumulé de l’expérience parallèlement à mes études. J’ai enchaîné différents petits jobs de médiation culturelle et des mandats de traduction. J’ai toujours postulé dans des institutions de taille modeste. Pourquoi ? Parce que compte tenu de leurs moyens limités, elles n’hésitent pas à vous confier des tâches importantes si vous êtes un peu proactif.

Qu’avez-vous particulièrement apprécié à l’Université de Neuchâtel ?

La taille humaine de l’Université est un gros avantage, notamment dans le rapport avec les professeurs.

L’Institut d’histoire de l’art a signé plusieurs conventions avec un certain nombre d’institutions culturelles. Grâce à ces conventions, les étudiants qui viennent de Neuchâtel sont pris plus facilement pour une expérience en milieu professionnel. C’est de cette façon que j’ai pu obtenir mon premier stage.

Néanmoins, ne comptez pas sur l’université pour vous donner des solutions toutes faites. A vous de les trouver grâce aux outils qu’elle vous aura transmis. Un cursus en lettres et sciences humaines ne forme pas des spécialistes, mais des personnes qui savent chercher, qui ont appris à développer leurs propres outils.

Quel est votre conseil pour un futur étudiant ?

Quand j’ai entamé des études universitaires, beaucoup de gens autour de moi s’inquiétaient pour mon avenir. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire d’un papier en histoire de l’art, en journalisme et en ethnologie ? Pour ma part, je pense qu’il faut oser entreprendre ce qu’on a profondément envie de faire. Il faut oser les parcours atypiques, car au final, ce sont ceux-là qui sont remarqués. C’est l’originalité du parcours qui distingue.

Pendant vos études universitaires, osez prendre des initiatives et sortir des sentiers battus. Profitez de chaque opportunité pour vous créer un réseau. Je fais bien la distinction entre réseau et piston. Le réseau vous permet de faire connaître vos compétences et de vous conforter dans votre position.

 

*titre équivalent au Master actuel, utilisé avant l’introduction du processus de Bologne.

Interview UniNE 2012

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