Patrick Ischer

Suite à l’obtention d’une maturité économique en 1998 à l’Ecole supérieure de commerce des Montagnes neuchâteloises, j’ai pris une année sabbatique afin de réfléchir à la suite de mon parcours et dans le dessein d’évaluer les différentes formations qui étaient proposées. Mon choix s’est porté sur la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Neuchâtel, car cette dernière permettait des combinaisons qui répondaient à mes attentes et mes envies. J’ai opté pour ce qui allait devenir la licence interfacultaire ès sciences humaines et sociales, avec trois options : géographie, sociologie et ethnologie.
Je garde un très bon souvenir de mon passage à l’Unine : la qualité des cours, le dynamisme et la pertinence des professeurs, la taille modeste de cette institution sont autant d’éléments qui ont contribué à rendre cette période aussi passionnante qu’agréable. S’agissant plus spécifiquement de la formation en sociologie, cette dernière s’est avérée tout à fait stimulante. L’articulation entre les cours ex-cathedra et les travaux pratiques, ainsi que les enseignements des méthodes quantitatives et qualitatives m’ont permis de me familiariser avec le métier de sociologue et m’ont donné la possibilité d’acquérir un bagage théorique et méthodologique particulièrement complet.
Au terme de cette formation, en 2005, j’ai directement été engagé comme assistant-doctorant à l’Institut de sociologie. C’est ainsi sous la direction du Professeur François Hainard que j’ai animé un séminaire d’introduction à la recherche et que j’ai rédigé ma thèse de doctorat. En parallèle, j’ai eu l’opportunité de travailler comme collaborateur scientifique sur deux projets de recherche financés par le FNS (l’un sur le « parler jeune », l’autre sur le travail au noir). Durant ces cinq années, j’ai pu bénéficier de conditions particulièrement encourageantes pour affermir mes connaissances et mes compétences (notamment grâce à la participation à des congrès et autres journées d’études en Suisse et à l’étranger). En 2010, j’ai obtenu une bourse pour chercheur débutant du FNS (aujourd’hui Doc.Mobility) et j’ai donc eu la chance de réaliser un séjour scientifique d’une année à The New School for Social Research (New York City) afin de poursuivre la rédaction de ma thèse. N’ayant cependant pas terminé cette dernière à mon retour et n’ayant plus de financement, j’ai trouvé un poste d’enseignant à temps partiel dans une école professionnelle et j’ai travaillé ponctuellement comme camionneur. En 2015, j’ai soutenu ma thèse et j’ai directement enchaîné avec un projet de recherche appliquée sur la thématique des soins palliatifs. Finalement, en avril 2016, j’ai été engagé à la Haute Ecole de Gestion Arc. Je travaille donc désormais comme chercheur au sein de l’Institut du management des villes et du territoire.
La sociologie est à mes yeux une discipline d’une richesse inépuisable. Je suis particulièrement sensible aux apports d’auteurs tels qu’Erving Goffman, Norbert Elias, Robert Castel, Pierre Bourdieu et Bernard Lahire (pour n’en citer que quelques-uns), tant ces derniers m’ont offert quelques clés de compréhension du monde dans lequel nous vivons. Je puise ainsi en permanence dans ma boîte à outils conceptuels, théoriques et méthodologiques pour parvenir, autant que faire se peut, à disséquer les phénomènes sociaux qui me préoccupent et à lutter contre les a priori. D’un point de vue professionnel, ces diverses compétences sont autant d’atouts qui me permettent de répondre aux différents mandats qui me sont confiés et d’investir les rapports que je rédige d’une certaine légitimité.

Titres obtenus au sein de notre Institut

  • Licence interfacultaire en sciences humaines et sociales : options géographie, ethnologie et  sociologie (2005)
  • Doctorat en sociologie (2015)