Thomas Jammet

Activité de recherche

Après des études à l’Université de Neuchâtel et de Fribourg, j’ai réalisé à l’Université Paris-Est une thèse de doctorat en sociologie consacrée à la communication des entreprises sur les plateformes numériques du web 2.0. Je me suis intéressé en particulier à l’émergence et à la professionnalisation de l’activité d’animation d’espaces promotionnels de marques (community management). Mon enquête doctorale a donné lieu à plusieurs publications dans des revues francophones de référence.

J’ai travaillé ensuite pendant deux ans et demi dans le domaine de la sociologie de la santé, à la Haute Ecole de Santé Vaud (HESAV), pour les besoins d’un projet FNS sur le diagnostic et la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme, avant de revenir aux enjeux de la numérisation.

De décembre 2018 à juin 2020, j’ai été engagé comme post-doctorant à l’institut de sociologie de l’Université de Neuchâtel, dans le cadre du projet FNS « Les organisations professionnelles face aux enjeux des plateformes », dirigé par P. Balsiger et M. Surdez, pour étudier les relations des professionnels du secteur de l’hébergement aux plateformes numériques de réservation et de notation.

Mes recherches portent principalement sur la communication numérique, les usages des plateformes du web 2.0 (web social), la transformation des activités professionnelles sous l’influence de la numérisation, et l’évolution des formes d’énonciation publique.

 

Domaines de recherche

  • Sociologie de la communication et des médias
  • Sociologie économique
  • Sociologie de l’activité professionnelle et des professions
  • Sociologie de la santé
  • Web 2.0 et plateformes numériques
  • Relation de service
  • Discours publics et médiatiques

 

Thèse de doctorat

"Mettre le web social au service des marques : une sociologie pragmatique du community management en France"

Thèse soutenue le 19 septembre 2016 à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) devant un jury composé de :

  • Pierre-Jean BENGHOZI, Directeur de recherche au CNRS, Professeur à l’École Polytechnique
  • Franck COCHOY, Professeur à l’Université Toulouse Jean Jaurès (rapporteur)
  • Alexandre MALLARD, Directeur de recherche à Mines ParisTech (rapporteur)
  • Sylvain PARASIE, Maître de conférences à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (co-directeur de thèse)
  • Dominique PASQUIER, Directrice de recherche au CNRS, Télécom ParisTech
  • Pascal UGHETTO, Professeur à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée (directeur de thèse)

Mots-clés :

communauté en ligne ; community management ; marketing ; médiation sociotechnique ; professions ; publicité ; relation de service ; sociologie pragmatique ; TIC ; usages ; web social

Résumé :

L’essor du « web 2.0 », couramment qualifié de web participatif ou social, a réactivé le vocable de la « communauté » pour désigner le regroupement spontané d’internautes autour de sujets de discussion ou de projets communs. À mesure que se développent les plateformes informatisées d’échange d’information et de contenu, au premier rang desquelles Facebook et Twitter, les annonceurs les investissent massivement de leur présence, sous forme de pages et de comptes de marque, pour tirer profit de l’expressivité des internautes au prisme de la « communauté de marque ». La gestion de ces espaces promotionnels innovants est confiée à une nouvelle catégorie de prestataires de service – les community managers – chargés de promouvoir l’offre des organisations et de répondre à la demande ininterrompue d’informations des consommateurs. C’est ce double mécanisme de la relecture marchande des collectifs en ligne et de la visée stratégique de leur administration qui est questionné ici. Le community management est traité comme un accomplissement pratique, afin de saisir la manière dont une doctrine du marketing s’inscrit dans une activité professionnelle qui se reconfigure au fil de vagues successives de rationalisation de la communication numérique de marque. Ce faisant, cette recherche souhaite contribuer à une sociologie pragmatique qui refuse de réifier le processus de « transformation numérique » de nos sociétés, pour décrire la manière dont celui-ci est performé par une pluralité d’acteurs qui œuvrent à aligner l’expressivité des consommateurs connectés sur les besoins des entreprises.

La thèse est accessible en PDF à l’adresse suivante: http://www.theses.fr/2016PESC0051

Contact

Institut de sociologie
Faubourg de l'Hôpital 27
2000 Neuchâtel


E-mail: Thomas Jammet