Keila Escalante

Thèse de doctorat

Discours autour des politiques d’éducation et d’emploi en Amérique latine et persistance de fortes inégalités après les réformes sociales des années 90. Le cas de la Colombie.

Pendant les années 90, des transformations institutionnelles influencées par l’idéologie néolibérale ont eu lieu en Amérique latine (réduction de la fonction de l’État, privatisation d’entreprises étatiques et de services publics, diminution de la dépense sociale, entre autres), impulsées surtout par les gouvernements latino-américains et par des organisations internationales. Toutefois, différents groupes locaux (syndicats, partis politiques, entre autres) ont questionné les plans d’ajustement structurel adoptés et, en conséquence, les politiques sociales ont suivi des transformations soit du type néolibéral (privatisation des services publiques), soit basées sur le principe de l'universalisme (accès égalitaire) ou bien combinées.

 

De plus, les inégalités sociales continuent d’être élevées en Amérique latine malgré les réformes, ce qui se reflète dans le domaine de l’éducation et de l’emploi : le premier est très stratifié avec un accès difficile pour la population la plus pauvre et le deuxième est constitué d’un important pourcentage des travaux informels, parfois sans salaire et sans sécurité sociale. Également, ceci se croise avec les inégalités de genre, de race, d’ethnie et de domicile (ville/campagne) qui caractérisent les sociétés latino-américaines.

 

Ainsi, en prenant l’exemple de la Colombie, cette recherche vise à examiner les différents débats autour des politiques d’éducation et d’emploi après l’introduction des plans d’ajustement structurel. Dans ce cadre, cette recherche a pour but d’étudier les politiques publiques comme des productions discursives. Depuis cette perspective, les études sur la formulation et la planification des politiques utilisent le langage et le texte comme des unités d’analyse et l’interprétation comme méthodologie de travail.

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