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8 janvier 2003

L'étude des échanges de gènes entre plantes cultivées et plantes sauvages: une phase importante de l'analyse des risques pour la culture de plantes transgéniques en Suisse

F. Felber, R. Guadagnulo, Univ. NE

Les plantes de différentes espèces peuvent se croiser entre elles, si elles sont suffisamment proches génétiquement. Lorsque les hybrides sont viables et en partie fertiles, des rétrocroisements successifs avec un des parents peuvent conduire à l’introduction d’une partie du génome d’une espèce dans celui d’une autre espèce. Le risque de flux de gènes par reproduction sexuée entre des plantes cultivées et la flore spontanée est un point important dans l’évaluation des risques pour la culture de plantes transgéniques. En effet, si le transgène de la plante cultivée est incorporé dans le génome d’un parent sauvage et s’il s’exprime, l’espèce sauvage pourrait acquérir des caractéris-tiques écologiques nouvelles et ainsi perturber l’équilibre écologique. Des études détaillées sur l’orge, le blé et la luzerne ont montré des risques très différents, ainsi que la nécessité d’effectuer des études à l’échelle régionale. L’évaluation future des risques pour la culture de plantes trans-géniques en Suisse devraient se poursuivre sur la base des distributions respectives des plantes cultivées et des plantes sauvages. En outre, le manque de données concernant les conséquences écologiques de la présence du transgène dans le génome des plantes sauvages devrait être comblé.