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Une longue histoire...

La Société neuchâteloise des Sciences naturelles a été fondée en 1832 à Neuchâtel sous l'impulsion d'un groupe de scientifiques, dont Louis Agassiz, Henri de Joannis et Henri Ladame, trois noms que l'on retrouvera dès 1840 dans le corps professoral de la première Académie, la future Université. On sait que le plus connu d'entre eux, Louis Agassiz, devint par la suite une personnalité de première importance aux Etats-Unis d'Amérique.

Portrait de Louis Agassiz

En 1843, Célestin Nicolet fonda une section de la SNSN à La Chaux-de-Fonds, qui perdura jusqu'en 1966.

La SNSN fut d'abord un cercle scientifique restreint où l'on débattait entre spécialistes de problèmes d'actualité dans les domaines de la médecine, de la zoologie, de la botanique, de la géologie, des mathématiques, de l'ingéniérie et même, last but not least, de l'horlogerie. Des correspondants, tels Arnold Guyot, Edouard Desor ou Léo Lesquereux, envoyaient de l'étranger des "lettres" qui étaient de véritables rapports scientifiques et qui étaient lues et discutées lors des séances.

Les turbulences dues à la révolution de 1848 entraînèrent le départ de plusieurs des animateurs de la Société, mais grâce à de nouvelles énergies, dont Edouard Desor, l'activité reprit et ne s'est plus guère démentie jusqu'à aujourd'hui. Au cours des 170 ans de son histoire, la SNSN fut présidée par des personnalités scientifiques réputées, telles que Louis Coulon, premier président qui régna durant un demi siècle, mais aussi Emile Argand, géologue; Jean-Georges Baer, zoologue et parasitologue; Claude Favarger, botaniste; Hans Schardt, géologue; Henri Rivier, chimiste... pour ne citer que quelques noms très connus.

Importance actuelle: L'histoire de la SNSN se confond avec celle de son Bulletin. En effet, onze ans après sa fondation, la SNSN publia le contenu de ses débats afin, ce sont les termes utilisés, "d'offrir un moyen de prompte publicité aux observations qui sont de nature à intéresser le public scientifique".

Pour répondre à l'attente du nombre croissant de ses membres, pas tous des scientifiques professionnels, les séances ont dû faire une place de plus en plus grande à la vulgarisation en programmant des conférences d'intérêt général. Les professeurs de l'Université y ont pris une part importante en présentant l'évolution de leurs domaines de recherche. C'est toujours le cas aujourd'hui.

Cette évolution se reflète dans le Bulletin, qui est devenu un journal scientifique à part entière, publiant le résultat des recherches de membres de la SNSN et des rapports scientifiques, et non plus seulement de comptes-rendus de débats. Toutefois, ouverture vers le public non spécialisé, un article d'information générale occupe les premières pages de chaque Bulletin, qui paraît une fois par an, en un ou plus rarement deux tomes.

Ici encore, professeurs et chercheurs de l'Université ont occupé, et occupent encore, une place privilégiée parmi les auteurs.
La SNSN a aussi édité douze Mémoires contenant des travaux trop volumineux pour paraître dans le Bulletin ou regroupant une série d'articles sur un thème donné, par exemple à l'occasion d'un congrès tenu à Neuchâtel.