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Quelle voie choisir?

Cette question renvoie à celle de la perception du doctorat. Celui-ci est-il avant tout la première étape d'une carrière académique ou prépare-il aussi à d'autres professions proches des milieux scientifiques ?

Quelle que soit la voie choisie, il vaut mieux ne pas attendre d'avoir terminé sa thèse pour réfléchir à la suite de sa trajectoire, se renseigner, et prendre des contacts.


Voie académique

Seule une minorité des personnes engagées dans un doctorat poursuit une carrière académique sur le long terme. Selon des chiffres de l'OFS, dans La formation et la situation professionnelle des titulaires d’un doctorat (2010), seuls 34 % de titulaires d'un doctorat exercent un emploi sur le marché académique un an après l'obtention de leur titre.

En effet, la préparation d'un post-doc (élaborer la présentation de son dossier scientifique, demander éventuellement un subside et attendre la réponse du FNS, négocier les meilleures conditions de travail possibles, organiser un déménagement éventuel seul-e ou à deux et le cas échéant prévoir des solutions de garde et de scolarisation pour ses enfants, etc.) demande du temps.

Même si l'on se décide pour la carrière académique, envisager et se préparer à un « plan B » n'est pas superflu, les postes académiques étant relativement peu nombreux et le recrutement très sélectif.


En dehors de l'Académie

Le marché de l'emploi non académique offre des opportunités de carrière diverses et variées aux docteur-e-s. En effet, faire un doctorat ne se résume pas à acquérir des connaissances scientifiques poussées dans un domaine, mais offre également la possibilité de développer des compétences méthodologiques et sociales plus générales, qui sont transférables et appréciées hors de l'académie.

Le type d'entreprises dans lesquelles travaillent les titulaires d'un doctorat employé-e-s sur le marché de l'emploi non académique varie selon les domaines.

Le doctorat constitue généralement un atout pour briguer un poste à responsabilités. Toutefois, pour mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut planifier son entrée sur le marché de l'emploi non académique suffisamment à l'avance et s'y préparer. En effet, une formation complémentaire ou une expérience pratique peuvent être demandées dans certains secteurs. Il arrive aussi que l'expérience professionnelle des docteur-e-s soit sous-estimée par les personnes chargées de la procédure d'embauche. Il s'agira donc de les convaincre.

 

Plus d'information : Rapport "L'insertion professionnelle des docteurs en Suisse" (2015, CUSO).

 

Vous pouvez également obtenir plus d'informations auprès des services spécialisés de votre université :

EPFL : Centre de carrière  

Université de Fribourg : Carrières dans la recherche

Université de Genève : Uni-Emploi

Université de Lausanne : Service d'orientation et carrières (voir aussi Perspectives professionnelles après l'UNIL

Université de Neuchâtel : Centre de carrière