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Pratiques de coopération informelle des associations militantes dans les mouvements altermondialistes

Une comparaison entre Italie et France

En suivant la piste de mon parcours de recherche doctorale, je conduise un approfondissement au sein de la galaxie des mouvements dits altermondialistes, éco socialistes et protestataires, émergées à partir de la seconde moitié des années 1990 sur la scène européenne et mondiale. Comme je l’ai mis en lumière pour le cas ethnographique des solidarités européennes avec le Chiapas insurgé, les militants de ces mouvements montrent une tension très importante envers la production de projets de développement qui se veut juste et écologiste vers certaines régions du monde.

Ces associations se font porteuses d’un discours « culturaliste », politiquement orienté vers l’antiracisme et vers la production d’un imaginaire sur la globalisation qui met l’accent sur la valeur positive des aspects « exotiques » des migrantes. Ils mettent ainsi en œuvre - à travers des stratégies que je me propose d’observer - des projections qui valorisent le détour implicite dans la relation avec « les autres », représentantes de « cultures » différentes. En même temps, ces associations promeuvent des projets de coopération informelle dans les pays étrangers. Je me propose aussi d’étudier quelque cas spécifique de projet de développement pour montrer comment les idéologies qui soutiennent des pratiques de coopération peuvent être différentes, partant de l’hypothèse que le développement soit, aujourd’hui, un discours fortement légitimant pour différents acteurs « occidentaux », institutionnels ou, au contraire, antagonistes.

Je me concentre sur le rôle du discours environnementaliste qui est à la base de certaines pratiques de coopération destinées au développement des régions du monde préindustrielles où on imagine une vie symbiotique de l’homme avec « la nature ». Je veux montrer comment, dans de différentes pratiques de coopération, la dialectique entre la dimension locale et globale joue un rôle fondamental.


Les coopératives agricoles de l’association « Libera Terra »

Néo-ruralisme, durabilité socio-environnementale et éco-tourisme dans des projets locaux de développement au Sud d'Italie (Sicile)

Le développement durable, les perspectives néo-rurales et la consommation critique sont les matières de mon approfondissement actuel dans une perspective d'ethnographie multi-située, à mesure de cueillir les circulations culturelles et matérielles.

Libera Terra est une association italienne importante à niveau national, et articule à niveau politique un nombre de différentes coopératives agricoles qui gèrent et travaillent des terrains confisqués à la mafia par des processus judiciaires. Par la culture des produits biologiques et le développement de structures agro-touristiques « durables » les coopératives de Libera Terra proposent d'insérer dans le marché du travail des sujets exclus ou défavorisés, économiquement et socialement. J'observe les pratiques agricoles coopératives, le bénévolat, et les activités liées au tourisme durable, dans le cadre de mes recherches sur le développement durable.

Financément : Subside "Egalité" du Services Egalité des Chances, Unine

 

Elena Apostoli Cappello, PhD

Coordinatrice du network thématique d ’Anthropologie des Mouvements Sociaux de l’EASA , Association Européenne des Anthropologues Sociaux, (avec Dr. Koensler)


Qualifiée au CNU section 20 « Anthropologie biologique, ethnologie, préhistoire » ; n° de qualification : 11220218047.

 
PhD - Docteur de recherche en Anthropologie Sociale et Ethnologie, programme de cotutelle internationale: EHESS Paris, France – Université de Milano Bicocca. Mention : « Très honorable avec les félicitations di jury » (15/12/2009).


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