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Liste rouge

La première liste rouge officielle des chauves-souris date de 1994 (Centres de coordination pour l’étude et la protection des chauves-souris Est et Ouest 1994). Elle a montré que les chauves-souris sont sans doute parmi les espèces de mammifères ayant les exigences écologiques les plus élevées en Suisse.
 
En 1999, l’Office fédéral de l’environnement décidait d’utiliser les critères et catégories définis par l’UICN pour assurer l’actualisation périodique des Listes rouges nationales. Les chiroptères est le premier groupe de mammifères dont la révision fut lancée en 2006. Un ambitieux et inédit programme d’actualisation des données de terrain fut alors lancé pour réunir l’information nécessaire à l’évaluation du statut de chaque espèce. Il se concrétisa en 2014 avec la publication de la deuxième version de la Liste rouge consacrée au groupe.
Deuxième version (2014)
La Liste rouge 2014 des chauves-souris de Suisse a été établie en appliquant les critères et les catégories proposées par l’UICN (SPSC 2010), ainsi que les critères d’évaluation au niveau régional et national (UICN 2003). Cette nouvelle version de liste rouge remplace celle publiée en 1994 par les Centres de coordination pour l’étude et la protection des chauves-souris Est et Ouest (in Duelli et al.), établie sur la base d’autres critères.
 
Responsables de projet
Pascal Moeschler (CCO), Email
Hubert Krättli (KOF), Email
Simon Capt (CSCF), Email
 
Coordination
Thierry Bohnenstengel, Email
Simon Capt 
Avec la collaboration de
Christophe Jaberg (CCO), Martin Obrist (WSL), Fabio Bontadina (SWILD), Fabien Fivaz (CSCF), Simon Capt (CSCF), Robin Letscher, Michel Barataud, Thomas Deana et Thierry Disca
 
Phase de dégrossissage : 2006 ; pour la sélection des méthodes d’échantillonnage et des sites échantillonnés.
 
Phase opérationnelle : 2007 - 2012.
 
Résumé
La révision de la liste rouge des chauves-souris a débuté en 2006 avec la planification d’un échantillonnage intensif sur le terrain s’étalant de 2007 à 2011 ayant permis de rassembler plus de 20'000 données pour 101 km2 distribués en Suisse.
Le travail de terrain a été complété par les données issues des banques de données des antennes cantonales des Centres de coordination pour l’étude et la protection des chauves-souris (CCO/KOF), ainsi que des musées et de projets cantonaux ou universitaires. Toutes ces activités se sont traduites par la compilation de plus de 156’500 données pour l’évaluation du statut des espèces selon les critères et catégories proposés par l’UICN (SPSC 2010 et UICN 2003).
Pour mener à bien la révision de la liste rouge des chauves-souris, un certain nombre de personnes ont dû être formées aux nouvelles méthodes acoustiques pour les relevés de terrain. Il sera important de maintenir ces prochaines années ces connaissances nouvellement acquises, par le biais d’offres adaptées sur le plan de la formation continue et par des projets sur les chauves-souris. Le travail effectué ici fournit une base pour une révision future.
 
Résumé de la procédure (d’après Bohnenstengel et al. 2014)
La procédure adoptée est basée sur l’échantillonnage prospectif pour l’ensemble des espèces.
Le réseau des 501 carrés kilométriques du Monitoring de la biodiversité en Suisse (MBD-CH) a servi de base pour la sélection des sites à prospecter dans le cadre du projet. Le choix de prendre le réseau MBD-CH comme base d’inventaire a été fait dans l’optique éventuelle d’initier un monitoring des chauves-souris dans ce cadre. De ce set, 101 carrés kilométriques, techniquement et financièrement faisables, ont été sélectionnés de manière aléatoire, stratifiée selon les régions biogéographiques de Suisse.
Ces 101 carrés kilométriques ont été visités à six reprises entre 2007 et 2011 selon deux protocoles de terrain définis afin de maximiser la détection des espèces cibles. Le premier a consisté en l'inventaire des espèces au moyen de deux méthodes acoustiques différentes. Chaque kilomètre carré ayant été visité à quatre reprises, deux fois en été et deux fois en automne. Le second protocole prévoyait l'échantillonnage prospectif des mêmes 101 km2 au moyen de la technique habituelle de la capture au filet. Ce second volet privilégie les espèces forestières et discrètes, particulièrement mal connues.
L’UICN propose cinq familles de critères (A–E) pour classer les espèces dans les différentes catégories de menace. Les critères A, C, D et E, rarement applicables aux chauves-souris (elles le sont éventuellement pour six espèces – Miniopterus schreibersii, Myotis blythii, M. capaccinii, M. myotis, Rhinolophus ferrumequinum, R. hipposideros – à populations bien circonscrites, pour lesquelles des comptages au gîte sont réalisables), ont donc été écartés pour les autres espèces au profit de l’analyse de l’évolution récente de la répartition géographique des espèces (B) et plus particulièrement de leur zone d’occupation (critère B2 a–c).
Afin de fournir aux experts un premier statut provisoire de chacune des espèces considérées, basé sur le critère B2 de l’UICN (zone d’occupation), une méthode automatisée et standardisée a été développée (Fivaz et Gonseth 2014). Le statut provisoire attribué aux espèces grâce à l’analyse initiale a été examiné à l’aide de critères complémentaires (UICN 2001) afin d’affiner le statut obtenu initialement par l’espèce.

 

La première liste rouge des chauves-souris de Suisse (Centres de coordination pour l’étude et la protection des chauves-souris Est et Ouest 1994) a été établie sur la base de critères «experts», différents de ceux l’UICN recommande actuellement.
26 taxons étaient alors reconnus pour la faune chiroptérologique suisse.

 

 

Liste rouge

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