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Prédations aux cultures agricoles et forestières


Mesures de protection contre les prédations causées aux cultures agricoles et aux plantations forestières

 

 

Mesure

 

Description

Efficacité

Avantage

Inconvénient

Coût

Protection de parcelles cultivées

Installation d’une clôture électrique (2 à 3 fils conducteurs.

Immédiate, jusqu’à la récolte

Conflit supprimé. La clôture électrique tient les castors à distance très efficacement.

Exige beaucoup d’entretien selon le type de végétation. Toute la parcelle doit être clôturée.

Faible (200 à 300 fr.).

Transformation de terres cultivées en prairies

Transformation de terres cultivées en prairies aussi extensives que possible, sur une largeur pouvant atteindre 50 m.

Durable

Conflits réduits durablement.

Cultures moins productives.

«Perte de rendement» car les nouvelles cultures sont moins productives. Financement dans le cadre de l’OPD, en tant que compensation écologique.

Protection d’arbres isolés: mesure 1

Pose de manchons de grillage de 1,2 m de haut.

Durable

Conflit supprimé.

Selon le site, peut déranger la vue.

Très faible (10 à 20 fr. par arbre).

Protection d’arbres isolés: mesure 2

Application d’un enduit de protection (Wöbra) sur le tronc.

Durable (5 à 10 ans)

Conflit supprimé.

Doit être appliqué proprement

Très faible (10 à 20 fr. par arbre). Il faut 400 à 600 g de produit pour enduire un tronc d’un diamètre à hauteur de poitrine de 20 à 30 cm, jusqu’à 1,3 m du sol.

Protection de plantations d’arbres fruitiers ou de parcelles forestières

Pose d’une palissade grillagée autour de la plantation (grillage de 1,2 m de haut, enfoncé de 30 à 40 cm dans le sol, avec distance de 2,5 m entre les piquets).

Durable

Conflit supprimé.

Si la plantation n’est pas entièrement clôturée, le castor trouvera le moyen d’y pénétrer.

Très élevé selon la taille de la plantation (plusieurs milliers de francs).

Zones riveraines

larges et exploitées extensivement, définies selon l’abaque  (modification de la LEaux)

 

Structurer la rive de manière favorable pour le castor: plantation d’essences plus attractives (bois tendre) près des berges et moins attractives loin des berges (frêne, aulne glutineux, tilleul).

Arrêt de l’exploitation forestière le long d’un cordon riverain de 20 m au maximum.

Durable

Conflit réduit durablement. Revalorisation générale de l’habitat.

Besoin accru en surface d’où un risque de conflit avec l’agriculture et l’économie forestière.

Financement dans le cadre de l’OPD, en tant que compensation écologique, ou au travers de projets OQE.

Indemnisation des dégâts

Selon l’art. 13 LChP et l’art. 10 OChP, les dégâts aux forêts et aux cultures agricoles causés par des espèces protégées sont indemnisés par la Confédération et les cantons.

Durable

En général, le seuil minimal d’indemnisation des dommages n’est même pas atteint (100 à 300 fr. selon le canton). Favorise l’acceptation du castor.

Peut éveiller des convoitises.

De très faible à considérable, selon la surface et le type de dégât. La surface étant indemnisée à 100 %, il n’y a effectivement aucun dégât pour l’exploitant.