Miscellanea Faunistica Helvetiae 6
Vade-Mecum pour les amis du castor
Petit guide pour la récolte d'observations de terrain
2002
Urs Rahm
Pourchassé pour sa peau et le castoréum, sécrétion d'une glande convoitée autrefois pour ses pouvoirs curatifs, le castor a été exterminé en Suisse au début du 19e siècle. Rappelons tout de suite que les nombreuses corrections et rectifications des cours eaux ont été réalisées bien après la disparition du castor. C'est bien plus tard, avec une prise de conscience croissante des valeurs naturelles que naissait l'idée d'une réimplantation du castor en Suisse. Par la suite, entre 1958 et 1977, des individus ont été lâchés dans divers endroits de Suisse par des personnes passionnées par ce grand rongeur. Les castors implantés en Romandie sont pour la plupart de souche rhodanienne, les autres d'origine norvègienne ou en partie russe. Les sites de réintroduction ne présentaient pas toujours des conditions de vie optimales et la coordination entre les actions était quasi inexistante. Un grand nombre des 140 individus libérés quittèrent leur lieu de lâcher et s'installèrent ailleurs ou disparurent.
Ce document vise en premier lieu le soutien et la mise en réseau des populations existantes. L'application de ces objectifs passe par une bonne connaissance de l'état actuel des populations et de leur dynamique. Dans ce contexte, l'apport d'information dépend essentiellement de la contribution de bénévoles, tel que nous le connaissons par exemple pour les oiseaux.
Le castor est le plus grand rongeur d'Europe et sa taille respectable laisse supposer que son observation est aisée sur le terrain. Cependant, en raison de ses murs principalement nocturnes, tout contact visuel avec cette espèce reste difficile. Notons toutefois que le castor peut être actif de jour s'il se sent en sécurité. Mais de telles rencontres fortuites ne suffisent pas pour assurer le suivi et l'estimation des populations. Un moyen efficace pour détecter la présence du castor est de relever les traces caractéristiques laissées par cette espèce dans son milieu. Le but de ce vade-mecum est de présenter ces indices de présence pour pouvoir les identifier sur le terrain et de proposer une procédure unifiée de relevé.
Volume de 52 pages comportant 1 tab., 5 fig., 28 photos couleurs.
Publication en allemand et français.
Ein Vademekum für Biberfreunde
Leitfaden für feldbeobachtungen
2002
Urs Rahm
Der Biber ist in der Schweiz zu Beginn des 19. Jahrhunderts ausgerottet worden. Verfolgt wurde er insbesondere wegen des Fells und auch seines Drüsensekrets (Castoreum), dem heilende Wirkung nachgesagt wurde. Es muss betont werden, dass die vielen Flusskorrekturen und Meliorationen bei uns erst stattgefunden haben, als es bereits keinen Biber mehr gab. Im Rahmen des wachsenden Naturbe-wusstseins kam dann viel später die Idee auf, den Biber bei uns wieder heimisch werden zu lassen. Einige Biber-begeisterte Naturfreunde haben zwischen 1958 und 1977 in der Schweiz an verschiedenen Gewässern Biber wieder angesiedelt. In der Westschweiz Rhonebiber, in den übrigen Gebieten norwegische und zum Teil auch russische Biber. Die Aussetzungsorte waren nicht immer optimal und eine Koordination der Aussetzungen war kaum vorhanden. Viele der 140 freigelassenen Tiere verliessen ihren Aussetzungsort und siedelten sich anderswo an oder verschwanden.
Priorität haben dabei der Schutz und die Förderung der bestehenden Populationen. Um diese Grundlagen in die Tat umsetzen zu können, müssen wir genauere Kenntnisse über den derzeitigen Bestand des Bibers und seiner Dynamik haben. Hierzu brauchen wir aber unbedingt die Mithilfe freiwilliger Beobachter, ähnlich wie bei den Ornithologen.
Da der Biber relativ gross ist - er ist das grösste Nagetier Europas - sollte er eigentlich leicht zu beobachten sein. Aber er ist vorwiegend nachtaktiv. Wir weisen allerdings darauf hin, dass er auch tagsüber unterwegs sein kann, sofern er sich sicher fühlt. Aber solche Zufallsbegegnungen mit diesem Tier reichen nicht aus, um seinen Bestand zu ermitteln. Wir sind auf indirekte Hinweise angewiesen, die auf die Anwesenheit des Bibers deuten. Zum Glück hinterlässt er in seinem Wohnraum eindeutige Spuren. Aufgabe dieses Vademecums ist es, diese Merkmale vorzustellen und ihre einheitliche Erfassung zu ermöglichen.
52 S., 1 Tab., 5 Fig., 28 Farbfotos.
Publikation auf deutsch un französich.