Fermer

Projets de recherche

Financement externe

Du dépistage aux interventions axées sur les forces: Répondre aux besoins des femmes subissant des violences psychologiques chroniques dans leur relation de couple
Oak Foundation
2017-prés.

Les violences conjugales psychologiques, physiques et sexuelles envers les femmes constituent à la fois un important problème de santé publique et une violation de droits humains. Bien que la recherche ait mis en évidence, à maintes reprises, les impacts délétères des violences conjugales sur la santé et la qualité de vie des femmes, les conséquences à court et à long termes de ces expériences de victimisation continuent d’être sous-estimés. La violence conjugale psychologique, en particulier, reste une thématique réellement sous-étudiée. Et alors que nombre d’études ont examiné les conséquences négatives associées avec les expériences de violences conjugales, peu d’entre elles se sont intéressées aux facteurs protecteurs et de résilience qui peuvent améliorer la santé et le bien-être des femmes subissant des violences psychologiques chroniques. Dans le but de combler certaines des lacunes actuelles en matière de recherche et d’intervention clinique, cette étude de 3 ans prendra la forme d’un partenariat communautaire chercheurs-praticiens, afin de traiter spécifiquement les objectifs suivants :

  1. Développer une définition opérationnelle de la violence conjugale psychologique afin d’identifier les processus de dépistage efficaces et les stratégies d’intervention prometteuses au moyen d’une revue de dossiers médicaux et d’une analyse critique de la littérature ;
  2. Améliorer les processus de dépistage et d’intervention auprès des femmes subissant des violences conjugales psychologiques chroniques en organisant une série de focus groupes et d’entretiens d’experts ;
  3. Mieux comprendre le vécu quotidien des femmes subissant des violences conjugales psychologiques et leurs besoins spécifiques d’intervention en combinant entretiens biographiques et cliniques au moyen d’une étude prospective menée avec un échantillon de patientes; et
  4. Améliorer les connaissances des professionnels quant aux expériences des femmes subissant des violences conjugales psychologiques, aux processus efficaces de dépistage et aux stratégies d’intervention prometteuses en développant une série de supports de formation et de communication

Responsables: Emmanuel Escard, médecin (UIMPV, Hôpitaux universitaires de Genève) et Véronique Jaquier Erard, psychologue et docteure en criminologie (CRRC, Université de Neuchâtel)
Équipe: Mélinée Schindler, sociologue, Floriano Von Arx, psychologue spécialiste en psychothérapie FSP (UIMPV, Hôpitaux universitaires de Genève), et Katia Iglesias Rutishauser, docteure en psychologie, méthodologue (Haute école de santé Fribourg, Hes-so)

Contact: veronique.jaquier@unine.ch

Répondre aux problèmes et besoins de santé des femmes incarcérées en Suisse: une étude pilote pour un défi en matière de santé publique

Collaboration de recherche, Policlinique médicale universitaire du CHUV (PMU), Service vaudois de médecine et psychiatrie pénitentiaires (SMPP) et Centre romand de recherche en criminologie (CRRC)
2017-prés.

Les femmes incarcérées représentent entre 5 et 6% de la population carcérale en Suisse et dans le monde. Leur faible nombre et la stigmatisation de la violence féminine entraîne un manque d'information quant à leurs besoins en terme de santé. La santé physique et mentale des femmes est souvent médiocre lors de l'admission en prison et est susceptible de se détériorer au fil du temps en raison des facteurs liés à la détention. Cette étude observationnelle à pour but d'évaluer l'état de santé global des femmes incarcérées à la prison de la Tuilière à Lonay, leurs besoins en terme de santé et l'accès aux mesures de prévention. Mais aussi, à évaluer comment l'expérience de la prison influence la santé et ce, afin de pouvoir dans un second temps proposer des recommandations pour la promotion d'intervention spécifique au genre et de prévention dans le milieu carcéral. 60 femmes ont participé à cette étude qui comporte un devis mixte qualitatif et quantitatif. Différents questionnaires validés ont été utilisés pour évaluer la santé physique et psychique, les comportements en santé (sport, alimentation, tabagisme, consommation d'alcool et d'autres substances), les ressources personnelles, la qualité de vie en prison ainsi que la parentalité et la violence.

Responsable: Carole Clair (PMU)
Co-investigatrices: Aurélie Augsburger (PMU), Céline Néri (SMPP), Patrick Bodenmann (PMU), Bruno Gravier (SMPP), Véronique Jaquier (CRRC)

Contact: veronique.jaquier@unine.ch

Aide contrainte pour les hommes et les femmes auteurs de violence domestique

Collaboration de recherche
2015-2016.

Collaboration de recherche avec l'Office de la politique familiale et de l'égalité de l'État de Neuchâtel et le Service pour les auteur∙e∙s de violence conjugale au Centre neuchâtelois de psychiatrie. Cette recherche a pour objectif principal d'examiner le profil et les trajectoires d'hommes et de femmes ayant pris part à un programme d'aide contrainte en matière de violence domestique.

Jaquier V, Stein H, Van Daele F, Accompagner le changement: Le Service pour auteur∙e∙s de violence conjugale de Neuchâtel. Neuchâtel: CRRC, CNP et OPFE, 2016 (disponible sur demande)

Contact: veronique.jaquier@unine.ch